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Sida: prendre les antirétroviraux dès le diagnostic réduit la mortalité, selon une étude

27/05/2015 09:22 EDT | Actualisé 27/05/2015 09:23 EDT
Justin Sullivan via Getty Images
SAN ANSELMO, CA - NOVEMBER 23: A pharmacist pours Truvada pills back into the bottle at Jack's Pharmacy on November 23, 2010 in San Anselmo, California. A study published by the New England Journal of Medicine showed that men who took the daily antiretroviral pill Truvada significantly reduced their risk of contracting HIV. (Photo Illustration by Justin Sullivan/Getty Images)

Prendre des antirétroviraux dès le diagnostic d'une infection par le virus du sida (VIH) réduit fortement le risque de mortalité et d'autres complications, ont montré mercredi les résultats d'un vaste essai clinique international.

Cette étude appelée Start (Strategic Timing of Antiretroviral Treatment) a été arrêtée un an plus tôt que prévu parce que les données préliminaires montraient que ceux traités sans attendre avaient 53% moins de risques de décéder ou de développer des maladies liées à l'infection, comparativement à un groupe témoin qui avait commencé le traitement plus tard, quand le système immunitaire s'affaiblissait.

Ces données combinées à celles d'études précédentes montrant que les antirétroviraux réduisent nettement le risque de transmission du VIH à des partenaires sexuels sains, plaident pour offrir ce traitement à tous ceux qui sont infectés, selon les chercheurs.

L'étude Start est la première aussi étendue à démontrer qu'un traitement antirétroviral dès le début de l'infection est bon pour toutes les personnes séropositives, soulignent-ils.

"Nous avons désormais la preuve irréfutable d'un gain beaucoup plus grand pour la santé d'une personne infectée par le VIH de commencer une thérapie antirétrovirale plus tôt que plus tard", a déclaré le directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci.

"De plus, une thérapie précoce non seulement améliore la santé des personnes infectées mais en même temps elle réduit leur charge virale et du même coup le risque de transmettre le VIH à d'autres", a-t-il fait valoir.

On estime à 35 millions le nombre de personnes infectées par le VIH dans le monde et seulement à quelque 13 millions ceux qui bénéficient de ce traitement, selon les derniers chiffres.

Bien que les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) recommandent de débuter le traitement antirétroviral immédiatement après le diagnostic, seuls un tiers des séropositifs sont traités, un grand nombre semblant ignorer être infectés car ils ne se sont pas fait tester.

Dans les pays en développement, étendre le traitement antirétroviral à tous les séropositifs serait très coûteux et requérait une forte augmentation de l'aide octroyée par notamment le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le programme américain Pepfar. Dans les deux cas leur budget stagne depuis ces dernières années.

L'étude Start, financée surtout par le NIAID, avait débuté en mars 2011 dans 35 pays avec 4 685 hommes et femmes infectés par le VIH, âgés d'au moins 18 ans avec un âge médian de 36 ans.

Environ la moitié des participants ont été choisis au hasard pour commencer une thérapie antirétrovirale immédiatement après le diagnostic, et l'autre moitié plus tard quand leur taux de cellules immunitaires CD4 tombait à 350 cellules par millimètre cube de sang, soit en-dessous de la normale.

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