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Le mariage gai en Irlande est une défaite pour l'humanité, dit le Vatican

27/05/2015 06:04 EDT | Actualisé 27/05/2015 06:05 EDT
ASSOCIATED PRESS
Vatican Secretary of State Monsignor Pietro Parolin talks to journalists at the end of a ceremony to celebrate the anniversary of the 1929 Lateran Treaty (Patti Lateranensi) and the 1984 revision of the Concordat between Italy and Vatican, at the Italian Embassy to the Holy See in Rome, Tuesday, Feb. 18, 2014. The 1929 Lateran Treaty, signed by then Prime Minister Benito Mussolini and Cardinal Pietro Gasparri, established the Vatican City as an independent city-state within Rome, and the 1984 modifications of the Treaty, an update of the pact, saw the end of Roman Catholicism as Italy's state religion. (AP Photo/Riccardo De Luca)

L'approbation du mariage gai par les Irlandais n'est pas "seulement une défaite des principes chrétiens, mais une défaite pour l'humanité", a estimé mardi le secrétaire d'Etat du Saint-siège, le cardinal Pietro Parolin, selon les médias italiens.

S'exprimant dans la soirée lors d'une conférence "Economie et société" au Palais de la chancellerie à Rome, le numéro deux du Vatican s'est déclaré "très triste" après ce résultat.

"L'Eglise doit tenir compte de cette réalité, mais dans le sens d'un renforcement de son engagaement pour l'évangélisation", a-t-il ajouté devant des journalistes italiens.

"Je crois qu'on ne peut pas seulement parler d'une défaite des principes chrétiens, mais d'une défaite pour l'humanité", a estimé le cardinal italien, Premier ministre du pape François, ajoutant que "la famille reste au centre" et que "nous devons tout faire pour la défendre, la protéger et la promouvoir".

Les Irlandais, consultés vendredi par référendum, ont approuvé le mariage gai à 62%.

L'Eglise n'émet pas d'"anathème" après la victoire écrasante des partisans du mariage homosexuel en Irlande mais reconnaît dans celle-ci un "défi" et une "défaite", avait relevé lundi le quotidien du Vatican, l'Osservatore Romano.

Ces déclarations surviennent à cinq mois d'un synode (assemblée d'évêques) sur les défis de la famille chrétienne dans le monde contemporain.

Les sujets des divorcés remariés, des couples en union libre et des homosexuels doivent être abordés, et divisent beaucoup les responsables de l'Eglise entre eux.

Le pape François, s'il a appelé à un accueil plus bienveillant des homosexuels dans l'Eglise, n'a pas modifié la doctrine qui juge leur comportement "désordonné".

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