POLITIQUE

Les libéraux répliquent à une question en attaquant Vidéotron (VIDÉO)

27/05/2015 11:14 EDT

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a accusé mercredi les libéraux de faire preuve de harcèlement envers lui en faisant un rapprochement entre les frais de recouvrement d'Hydro-Québec et ceux de Vidéotron.

M. Péladeau a exprimé le souhait que ses adversaires changent leur discours, dans lequel il a également relevé de l'intimidation.

Mercredi, en Chambre, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a répliqué à une question du Parti québécois à propos d'Hydro-Québec en faisant référence à Vidéotron, une filiale de Québecor, le conglomérat dont M. Péladeau est actionnaire de contrôle.

En campagne dans le cadre de l'élection partielle dans la circonscription de Chauveau, M. Péladeau s'est montré du même avis que le commissaire à l'éthique Jacques Saint-Laurent, qui a constaté mardi que le chef péquiste était dans une situation exceptionnelle en raison de ses actifs.

Alors que M. Saint-Laurent a évoqué des limites à recourir à une fiducie sans droit de regard pour se prémunir des apparences de conflits d'intérêts, M. Péladeau a répété qu'il juge le dispositif adéquat pour sa situation.

Le chef péquiste a rappelé qu'il effectue en ce moment les démarches pour constituer sa fiducie, une décision volontaire compte tenu que seuls les membres du conseil des ministres sont tenus de respecter cette exigence.

Après avoir mis en garde ses adversaires contre la tentation d'instrumentaliser le rapport de M. Saint-Laurent à des fins politiques, M. Péladeau a relevé la réponse de M. Arcand, en Chambre, comme un exemple de l'acharnement envers lui.

"On vient encore une fois d'en faire la démonstration, a-t-il dit. Quelle est la nature du rapprochement entre Hydro-Québec et Vidéotron? Si j'appelle ça du harcèlement ou de l'intimidation, on utilise toutes sortes de termes, parce qu'on est en contradiction, ou en contrariété, on est rendu à faire de l'intimidation."

Selon M. Péladeau, ce sera ultimement à la population de formuler un jugement sur la stratégie des libéraux, en Chambre ainsi qu'en commission parlementaire.

"Je pense qu'il y a des conséquences politiques, a-t-il dit. Il va y avoir ce qu'on pourrait considérer du harcèlement et puis ce sera à la population, le cas échéant, de déterminer s'il y en a trop ou s'il n'y en a pas assez. C'est eux qui détermineront, à la fin de cet exercice, et j'écoute et j'entends plusieurs commentateurs, c'est le suffrage universel qui va être celui qui va déterminer de façon définitive."

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