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Il faut bannir la chicha, selon la santé publique de Toronto

26/05/2015 01:17 EDT | Actualisé 26/05/2015 01:17 EDT
Annie Poulin/Radio-Canada

La santé publique de Toronto demande à la Ville d'interdire l'usage des pipes à eau houka dans les cafés de la métropole.

Un texte d'Annie Poulin

Le médecin-hygiéniste en chef de la métropole fait valoir que ceux qui fument la chicha s'exposent à des risques de maladies du coeur et des poumons. Selon le Dr David McKeown, la consommation est en hausse chez les jeunes.

« Les jeunes croient souvent à tort que c'est une façon plus saine de fumer. » — Dr David McKeown, médecin hygiéniste en chef

La métropole a recensé 71 commerces où on propose de fumer des narguilés. Une dizaine de propriétaires interrogés par un consultant mandaté par la Ville ont estimé que 70 % à 90 % de leurs revenus provenaient de la vente de chicha. Ils croient qu'ils devront fermer leur commerce si Toronto interdit la pratique.

« Ça fermerait tous les cafés à chicha, affirme Younes Regragui, propriétaire du Desert Rose Cafe. Ce serait vraiment injuste. »

Plusieurs propriétaires soulignent l'importance de cette tradition dans plusieurs cultures au Moyen-Orient et en Afrique.

À l'heure actuelle, seules les chichas à base d'herbes, qui ne contiennent pas de tabac, sont permises dans les établissements de la métropole.

Toutefois, la santé publique explique que ces produits contiennent tout de même de la nicotine et dégagent du monoxyde de carbone une fois fumés. Le Dr McKeown ajoute que les étiquettes des emballages sont souvent vagues et qu'il est difficile de déterminer ce que le produit contient vraiment.

La commission municipale de la santé publique se penchera sur la question lors d'une première rencontre lundi. Le médecin-hygiéniste en chef souhaite que la nouvelle interdiction entre en vigueur en octobre.

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