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Vague de vandalisme dans le quartier Saint-Henri à Montréal : le SPVM ouvre une enquête

25/05/2015 11:37 EDT | Actualisé 25/05/2015 11:39 EDT
Radio-Canada/Thomas Gerbet

Une nouvelle vague de vandalisme dans le quartier montréalais de Saint-Henri force les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à ouvrir une enquête. Les vitrines de boutiques de la rue Notre-Dame, déjà frappée par des vandales dans le passé, ont été fracassées au cours du week-end dernier.

D'après des informations de Thomas Gerbet

Les vitrines de quatre boutiques de la rue Notre-Dame ont été fracassées à coups de bâtons de baseball et de boules de billard dans la nuit de samedi à dimanche.

Les mêmes boutiques ont déjà été ciblées par des vandales, qui avaient à ce moment revendiqué les gestes, dénonçant l'embourgeoisement du quartier. La police refuse toutefois d'établir un lien entre ces événements pour l'instant, bien qu'il s'agisse de boutiques vandalisées plusieurs fois.

« On a cassé deux fois la vitre, une fois la porte, la troisième fois, on a mis de l'acide sur la vitre de mon café, déplore l'un des copropriétaires d'un établissement visé, Corey Shapiro. « Peut-être une fois par semaine, on retrouve du caca devant la porte. »

À l'époque, les attaques avaient été revendiquées sur un blogue anarchiste qui reprochait aux commerçants de contribuer, en participant à la revitalisation du quartier, à chasser les pauvres et les travailleurs précaires du quartier aux profits de jeunes bobos.

L'embourgeoisement du quartier Saint-Henri remonte à plusieurs années déjà. Les vieux restaurants familiaux sont remplacés par des restaurants chics et les magasins d'aubaine sont remplacés par des boutiques de mode.

Les élus de l'arrondissement tentent de favoriser le dialogue et de maintenir des logements sociaux. Le principal défi des élus demeure de freiner la hausse du prix des loyers au fil de l'embourgeoisement du quartier.

Le défi de la mixité

Le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, Benoît Dorais, croit qu'il s'agit de l'œuvre de quelques individus isolés qui ne représentent pas l'état d'esprit de l'ensemble de la population. Il convient toutefois recevoir des témoignages de familles qui trouvent difficile de voir disparaître certains commerces implantés dans le quartier depuis longtemps aux profits d'autres, moins accessibles.

L'arrondissement tente de revitaliser ses artères, mais avec un défi important celui de la diversité et de la mixité.

M. Dorais soutient que son administration travaille avec la nouvelle société de développement, Quartier du canal, pour développer une diversité de commerces qui tiennent compte de l'ensemble de la population. « On veut une diversité de commerces pour toutes les gammes de prix », soutient-il.

Le maire de l'arrondissement soutient que la rue Notre-Dame a périclité pendant plusieurs années et qu'elle n'est plus ce qu'elle était autrefois.

« Les commerçants fermaient les uns après les autres même dans les dernières années », précise M. Dorais. Il ajoute que certains commerçants ont fermé leurs portes non pas en raison des hausses du coût des loyers, mais bien en raison du faible achalandage.

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