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Le pdg de Suncor juge qu'il faut en faire plus contre les gaz à effet de serre

22/05/2015 07:08 EDT | Actualisé 22/05/2015 07:09 EDT
ASSOCIATED PRESS
A pedestrian is reflected in a Suncor Energy sign in Calgary, Alberta, Monday, Feb. 1, 2010. The future was bubbling with uncertainty Monday for a major Canadian oil company with a big stake in Libya. And anyone looking for reassurance about the fate of Suncor's $3.5-billion investment in Libya’s oil fields won’t find it in the recent past. (AP Photo/ THE CANADIAN PRESS/Jeff McIntosh)

Le patron d'une des plus grandes sociétés pétrolières du Canada a fait vendredi des déclarations que n'auraient pas renié la plupart des environnementalistes.

Selon le chef de la direction de Suncor Énergie (TSX:SU), il faut en faire beaucoup plus encore pour lutter contre les changements climatiques, et c'est à l'échelle provinciale que devraient d'abord porter les efforts.

Steve Williams a eu ces commentaires vendredi lors d'un colloque de la Commission de l'écofiscalité du Canada, un organisme indépendant qui vise à réunir le secteur universitaire, l'économie et l'environnement.

Selon M. Williams, il faut d'abord et avant tout oeuvrer à l'échelle provinciale. Il a d'ailleurs été encouragé par sa rencontre avec la nouvelle première ministre de l'Alberta, la néo-démocrate Rachel Notley, au lendemain de son élection plus tôt ce mois-ci.

Au cours des discussions en groupe pendant le colloque, à Calgary, on a beaucoup moins parlé du rôle du gouvernement fédéral dans ce dossier, même si Ottawa vient d'annoncer sa nouvelle cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'après-2020 - une cible de réduction de 30 pour cent d'ici 2030 par rapport à 2005.

M. Williams a par ailleurs mis en garde contre toute précipitation vers une taxe sur le carbone, qui peut causer beaucoup de dommages si les politiciens ne prennent pas le temps d'en fignoler les détails.

Amin Asadollahi, de l'organisme environnemental Pembina, estime qu'une taxe de 30 $ la tonne de gaz carbonique émis - comme en Colombie-Britannique - constituerait un bon point de départ.

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