POLITIQUE

Indépendance: la victoire de PKP n'empêche pas Stephen Harper de dormir

21/05/2015 05:16 EDT | Actualisé 21/05/2015 06:16 EDT
CP

La victoire de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois n'inquiète en rien le premier ministre Stephen Harper, a-t-il confié à l’animateur Aaron Rand dans une entrevue à la station anglophone CJAD, jeudi.

De passage à Montréal, où il espère faire des gains lors des prochaines élections fédérales, Harper a répété que les Québécois n'étaient pas intéressés à parler d'indépendance. Il a toutefois admis qu'il était plus confortable à l'idée de travailler avec le gouvernement Couillard, qui prône le fédéralisme canadien.

Harper dit ne jamais avoir vu l'actionnaire majoritaire de Québecor, qui possédait les médias pro-conservateurs Sun News, comme un sympathisant. «Je le connaissais comme un homme d'affaires. À chaque fois que j'ai eu à le rencontrer, c'était pour parler d'affaires et de l'économie», a-t-il expliqué.

Il n'a pas voulu non plus répliquer aux propos de PKP sur le Canada qui serait un «pays imaginaire».

La grande séduction

Le gouvernement conservateur ne s'en cache pas: il souhaite faire élire plus de députés conservateurs au Québec. La région de la Capitale-Nationale serait un terreau plus fertile pour le PCC, selon Stephen Harper, alors que la lutte s'annonce plus difficile pour la métropole.

«Nous voulons voir Montréal à la table de notre cabinet, a affirmé Harper sans détour. C'est dans l'intérêt de Montréal de faire partie du gouvernement.»

Selon lui, les Québécois regardent les options qui se présentent à eux en prévision de l'élection fédérale et feront leurs choix en fonction des positions des différents partis sur l'économie et la sécurité nationale.

Les partis d'opposition à Ottawa reprochent aux conservateurs de ne favoriser que les plus riches. Mais Harper ne s'en soucie guère. Il croît que le bilan économique des conservateurs après près de 10 ans au pouvoir est très positif.

«Je ne m'inquiète pas de prendre les choses des autres. La façon de faire canadienne est de rester unis et de travailler encore comme nation.»

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