POLITIQUE
21/05/2015 02:16 EDT | Actualisé 21/05/2015 02:30 EDT

Harper estime inacceptable la radicalisation des jeunes Canadiens

CP

MONTRÉAL _ Se posant comme un champion de la lutte antiterroriste, le premier ministre Stephen Harper a étalé jeudi son incompréhension devant la radicalisation de jeunes Canadiens.

M. Harper était de passage à Montréal pour souligner la contribution financière de son gouvernement à la lutte antiterroriste. Il a rappelé l'octroi de 150 millions $ pour la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de 5,4 millions $ pour l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Ces sommes, annoncées dans le dernier budget fédéral, couvrent une période de cinq ans.

Lorsque, durant le point de presse, il a été interrogé sur les gestes concrets que pose son gouvernement pour prévenir la radicalisation des jeunes Canadiens, le premier ministre a pointé vers l'augmentation des ressources financières pour les services de la GRC et de l'ASFC.

"Depuis longtemps pour nos agences de sécurité, le phénomène de la radicalisation est une priorité", a-t-il assuré.

Puis, il s'est lancé dans une déclaration vantant le Canada.

"Nous avons ici un beau pays. Un pays qui est démocratique, libre, ouvert, tolérant. Il n'y a aucune excuse, aucune raison pour un Canadien de devenir un djihadiste ou un terroriste ou de devenir membre d'un tel groupe. C'est tout à fait inacceptable", a-t-il lancé, avant de répéter ces mêmes phrases en anglais.

Au cours du week-end dernier, les autorités ont procédé à l'arrestation préventive d'une dizaine de jeunes de la région de Montréal. On craignait que ces jeunes ne quittent le pays pour rejoindre le groupe État islamique. Aucune accusation n'a été encore portée contre eux.

Quelques controverses du gouvernement Harper

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