POLITIQUE

Rassemblement pour penser la réforme en santé de Gaétan Barrette autrement

09/05/2015 04:30 EDT | Actualisé 09/05/2015 04:30 EDT
Radio-Canada

Environ 300 personnes sont réunies à Montréal ce week-end pour trouver des alternatives au projet de loi 20. Ce dernier vise l'amélioration de l'accessibilité à un médecin en leur imposant des pénalités financières s'ils ne respectent pas les quotas de patients.

Organisé le Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), l'événement rassemble des participants de divers horizons et qui ont des rôles variés dans le réseau de la santé.

« Ce ne sont pas juste les médecins qui parlent », souligne la Dre Catherine Duong, présidente du ROME. Les trois partis d'opposition participent à l'événement, de même que des gestionnaires du système de santé, différents professionnels de la santé et des citoyens.

Les participants estiment tous que l'amélioration de l'accessibilité aux soins ne passe pas par les mesures coercitives prévues dans le projet de loi 20.

« Il met l'accent beaucoup sur les comportements que les médecins doivent avoir, et les punitions que les médecins vont recevoir si jamais ils ne se conforment pas à ces éléments-là. Personnellement, je doute énormément que les moyens utilisés par le projet de loi 20 vont permettre d'améliorer l'accès », affirme Paul Lamarche, professeur au Département d'administration de la santé à l'Université de Montréal, et responsable de la réforme de la Santé sous Marc-Yvan Côté, au début des années 1990.

Contrairement à ce qu'envisage le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, le projet de loi 20 « va plutôt réduire l'accès, particulièrement pour les populations les plus vulnérables », selon Paul Lamarche.

Plus tôt cette semaine, le ministre Barrette a laissé entendre qu'une entente est possible avec les médecins omnipraticiens sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer l'accès aux soins de santé.

Même si le ministre de la Santé ne participe pas à l'événement, les participants espèrent être entendus du gouvernement. La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent, voudrait que cette première rencontre mène à des états généraux sur la santé, afin de rassembler tous les intervenants du réseau et envisager les alternatives possibles.

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