DIVERTISSEMENT

«Égypte magique» au Musée de la Civilisation: ensorcelante

05/05/2015 09:39 EDT | Actualisé 05/05/2015 09:42 EDT

Après la mort, la magie. Aux Fascinantes momies d’Égypte succède Égypte magique, une exposition empreinte de surnaturel dont quelques pièces ont été dévoilées ce mardi au Musée de la Civilisation, à Québec.

Dans sa caisse, une statue de calcaire attend patiemment d’être déballée. C’est l’une des pièces maîtresses d’Égypte magique, la prochaine exposition-vedette du Musée de la Civilisation.

L’œuvre trois fois millénaire représente un scribe, personnage « qui est investi d’énormes pouvoirs magiques » aux yeux des Égyptiens, explique la conservatrice Nicole Grenier. À la fois maître d’écriture et de médecine, le scribe est vu comme « un grand magicien selon la tradition égyptienne ».

Magie quotidienne

Alors que Fascinantes momies d’Égypte abordait le rapport qu’entretenait cette civilisation avec la mort, la nouvelle exposition se concentre sur « la vie quotidienne et l’importance de la magie dans la société », explique Michel Côté, directeur général des Musées de la Civilisation. Il s’agit là d’un « aspect qui a été souvent négligé de l’égyptologie ».

Ce qui explique l’omniprésence de la magie dans la vie des Égyptiens, c’est leur besoin de comprendre leur monde et de se prémunir des dangers. « Les crues du Nil les inquiétaient, les maladies aussi et ils étaient entourés d’animaux menaçants comme des serpents et des scorpions », rappelle Nicole Grenier. D’où le port de certains objets et le recours aux scribes « qui pouvaient faire des formules magiques pour les guérir, les protéger et les mettre en relation avec les dieux ».

  • Kim Chabot
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309 morceaux d’histoire

Parmi les objets dévoilés ce mardi se trouve une curieuse représentation de la déesse Isis. La statue de pierre noire « est différente de ce qu’on pourrait imaginer d’un objet égyptien », note la conservatrice.

Elle date de l’époque où Alexandre le Grand étend son empire jusque dans la vallée du Nil, vers 332 avant Jésus-Christ. Désormais gouvernée par le roi macédonien, l’Égypte connaît « une fusion entre les dieux grecs et les dieux égyptiens », explique Nicole Grenier. Selon elle, c’est ce qui explique l’« allure très grecque » de la statue.

En plus des quelque 260 objets prêtés par le Rijksmuseum van Oudheden de Leiden, les visiteurs pourront apprécier des artefacts provenant du Louvre, du British Museum et du Museo Egizio de Turin. « On trouvait qu’il y avait des pièces incontournables qui appartiennent au British ou au Louvre », comme une baguette magique en forme de serpent, signale Michel Côté.

Si on compte la momie de Nen-Ou-Nef, pièce majeure de la précédente exposition égyptienne, ce sont exactement 309 objets qui seront montrés jusqu’au 10 avril 2016.

Une traversée du désert

Avec Fascinantes momies d’Égypte, le visiteur pouvait errer dans un parcours évoquant le labyrinthe des tombeaux. Or, point de voiles et de complications pour la prochaine exposition-vedette, car la salle s’offre tout entière au regard.

Grâce à d’immenses écrans qui projetteront des images prises in situ, il sera possible de « vivre 24 heures du désert en 70 minutes, du matin au soir », fait savoir le directeur général. « Avec l’éclairage, la salle va être complètement transformée. Je pense qu’en entrant dans la salle, on va être ému et émerveillé. »

L’exposition Égypte magique sera présentée du 27 mai 2015 au 10 avril 2016 au Musée de la Civilisation de Québec.

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