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Deux semaines d'occupation devant le cégep de Saint-Laurent à Montréal

02/05/2015 11:47 EDT | Actualisé 02/05/2015 11:48 EDT
Radio-Canada

Ils sont contre les inégalités, l'austérité et le modèle de société qu'on leur impose. Mais au lieu d'aller en découdre avec la police dans les rues, ils ont décidé d'occuper pacifiquement leur école pour se faire entendre.

Depuis le 20 avril, des dizaines d'étudiants occupent pacifiquement le terrain devant le Cégep de Saint-Laurent, à Montréal. Et le mouvement prend de l'ampleur.

« C'est vraiment un mouvement inclusif où y a pas de violence et où tout le monde peut se sentir à l'aise. C'est un « safe space », il n'y a pas d'alcool, pas de drogue », dit Olivia.

« On ne veut pas déranger, on ne veut pas foutre la casse, c'est tellement pas notre but. [...] En fait, le but c'est qu'on puisse vraiment partager nos idéaux politiques. Se soutenir malgré le fait qu'il n'y a plus de grève et on respecte ça. On essaie simplement de se faire voir et de continuer le combat », explique Samuel.

« Le mouvement s'essoufflait un peu. Je pense qu'on vient se regrouper et se remettre ensemble. Moi personnellement, ce que je défends c'est la démocratie, que je considère qui n'existe pas ici », clame Alexandre.

L'occupation devient aussi une école comme l'explique une jeune occupante. « On apprend à être ensemble, à se soutenir, à prendre soin les uns des autres, On se fait à manger tout le monde ensemble. »

Au menu du soir : bouffe récupérée dans des conteneurs de supermarchés et longues discussions politiques.

« Notre but, c'était ça que ça se propage et d'envoyer un message un peu partout, et c'est en train de se propager, il y a d'autres mouvements d'occupation », commente Éloi.

C'est une responsabilité collective, ajoute Gabriel. « Tout le monde ici participe, à sa façon, au bien-être de cette occupation, de ce campement et c'est ça qui fait en sorte que c'est génial. »

La direction du cégep dit chercher une solution à cette occupation, mais la tolère, car elle n'empêche pas le déroulement des classes.

Les étudiants espèrent tenir le plus longtemps possible.

D'après un reportage de Michel Marsolais

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