Danièle Desnoyers déconstruit le mouvement entre Montréal, Paris, Bruxelles, Mainz et Londres (ENTREVUE/VIDÉO)

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Un nouveau spectacle présenté en première montréalaise, quelques jours avant de faire ses premiers pas à Paris et Bruxelles. Un hommage à la métropole québécoise bientôt présenté en Allemagne. Un duo imaginé pour deux danseurs de renom dans la capitale britannique. Une invitation de l’OSM afin de marier les rythmes du corps à ceux de l’orgue à la Maison symphonique. Visiblement, Danièle Desnoyers ne célèbre pas à moitié ses 25 ans de créations.

La chorégraphe marquera le printemps avec Paradoxe Mélodie, un dialogue entre la danse, les mélodies déconstruites de la harpiste Évelyne Grégoire-Rousseau et les compositions électroacoustiques de Nicolas Bernier, avec qui elle avait collaboré pour le spectacle Sous la peau, la nuit. Fidèle à son habitude, Desnoyers a inscrit la musique au cœur de sa démarche artistique dès le début du processus de création.

«J’avais envie d’entrer en communication avec la harpe pour créer une forme plus contemporaine, loin des images célestes et romantiques qu’on lui associe toujours, explique-t-elle. Nicolas était septique face au choix de la harpe au début, mais il a vite réalisé à quel point elle offrait plein de possibilités, que ce soit en tant qu’instrument à cordes ou en tant qu’élément percussif.»

Présenté à Ottawa l’été dernier, durant le festival Danse Canada, le spectacle est l’occasion pour 10 danseurs d’exprimer leur solitude et leur unicité, en donnant corps à une microsociété à mi-chemin entre le concret et l’intangible. Une chorégraphie laissant une énorme la liberté à chacun des interprètes.

«Pour moi, c’est important de voir de multiples identités sur scène. Le danseur n’est pas un exécutant qui reproduit mon vocabulaire de façon mimétique, mais le créateur de son propre rôle. J’aime quand le travail provoque une certaine forme de délinquance qui vient multiplier le sens, la parole et la direction de mon imaginaire. Et je ne veux surtout jamais ennuyer les danseurs!»

Après les représentations montréalaises au Théâtre Maisonneuve du 30 avril au 2 mai, la troupe ira danser Paradoxe Mélodie à Bruges et Turnhout en Belgique, ainsi qu’au Théâtre national de Chaillot à Paris, à la fin de mai.

Hommage à Montréal en Allemagne

Le travail de Desnoyers sera doublement représenté sur le Vieux Continent ce printemps. Du 16 mai au 12 juin, à Mainz en Allemagne, elle offrira Heure bleue, une nouvelle création imaginée dans le cadre d’un programme double inspiré de la ville de Montréal, aux côtés du chorégraphe José Navas, qui présentera Dénouement.

«Je n’avais pas envie d’une chorégraphie carte postale. Selon moi, la meilleure façon de représenter ma ville est de demeurer moi-même et de reproduire le processus de création unique à Montréal. Je voulais illustrer cette énergie et cette liberté qu’investissent les danseurs dans la création, ce qu’on retrouve très peu ailleurs dans le monde. Au final, le projet m’a permis de mieux comprendre ce que nous sommes en tant que Montréalais.»

Douze interprètes danseront sur la musique élaborée par le Montréalais Philippe B. Le créateur a d’ailleurs ciblé quelques chansons d’une autre Montréalaise, Salomé Leclerc, pour envelopper les interprètes. «Elle a une voix magnifique et des textes qui parlent beaucoup de la nuit, ce qui est très approprié pour mon travail qui se concentre sur la période entre chien et loup, le matin ou le soir, quand on n’arrive pas à distinguer clairement ce qui se trouve devant nous. Sa musique est inspirante!»

Duo de renom à Londres

Plus tard en juillet, la créatrice assistera à la première du duo qu’elle a conçu expressément pour Wendy Whelan, danseuse principale du City Ballet de New York, et Ed Watson, danseur principal du Royal Ballet de Londres, au Linbury Studio Theatre du Royal Opera House de Londres.

«J’ai travaillé avec eux pendant cinq jours en janvier et je vais les revoir dix jours à New York en juin, avant de les retrouver à Londres. Ce sont deux danseurs hors-normes, parmi les plus grands de la danse classique. Ils ne sont pas uniquement des machines techniquement incroyables, mais de grands interprètes. J’adore écrire un duo pour eux. C’est l’aspect de l’écriture chorégraphique avec lequel je suis le plus à l’aise.»

Danièle Desnoyers conclura les douze prochains mois à la Maison Symphonique, avec Anatomie d’un souffle. «Ce ne sera pas un concert où la danse sera omniprésente. Les danseurs viendront ponctuer certaines pièces de l’orgue Pierre-Béique, qui est absolument magnifique. C’est un cadeau pour moi de travailler sur ce projet. »

Paradoxe Mélodie sera présenté à Montréal du 30 avril au 2 mai au Théâtre Maisonneuve. Cliquez ici pour plus de détails.

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