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«Le tour du monde en 80 jours»: Jules Verne fait une escale au TNM

23/04/2015 05:48 EDT | Actualisé 24/04/2015 01:34 EDT
TNM

80 jours : c’est le délai que se donne Phileas Fogg, un gentleman londonien, pour faire le tour de la planète. Accompagné de son serviteur, il franchit les kilomètres qui séparent Londres, Bombay, Calcutta, Hong Kong, Yokohama, San Francisco et New York. Son tour du globe sera l’occasion pour le metteur en scène Hugo Bélanger d’évoquer les traditions scéniques de l’Inde, du Japon, de la Chine, des États-Unis et de plusieurs pays du monde, en montant l’un des plus grands classiques de Jules Verne.

Deuxième écrivain le plus traduit à travers le monde, après Agatha Christie, Jules Verne est décédé le 24 mars 1905, près de 110 ans avant que son œuvre soit présentée dans la métropole québécoise. Ses fantasmes de globe-trotter seront mis en scène par un créateur reconnu pour ses affinités avec l’imaginaire (Peter Pan, Alice au pays des merveilles, Pinocchio, La Princesse Turandot, Alice et Peter).

« Quand Lorraine Pintale, la directrice du TNM, m’a proposé de monter Le Tour du monde en 80 jours, je me suis questionné sur l’intérêt de présenter la pièce aujourd’hui. Puis, j’ai réalisé qu’elle avait souvent été une parodie des pays du monde, alors que le roman parle surtout d’une réelle découverte des peuples. J’ai donc voulu me concentrer sur le choc culturel. »

Un procédé qu’il veut à la fois humain et scénographique. « On se permet de rêver notre théâtre asiatique, de recréer un théâtre indien, d’évoquer le bunraku japonais, de faire un clin d’œil aux westerns américains et aux comédies musicales de Broadway, où l’émotion est si forte que l’on doit chanter. »

Alors que Phileas Fogg utilise pratiquement tous les moyens de transport de l’époque – marquée par le développement du chemin de fer, des bateaux à vapeur et l’ouverture du canal de Suez –, le public voyagera grâce au pouvoir d’évocation du théâtre. « Comme la scénographie comporte 27 lieux, mais qu’on ne peut pas tous les créer, on a imaginé une sorte de machine à voyager dans le monde : un espace vide dans lequel on se déplace grâce à la musique, aux marionnettes, aux masques, au chant, aux ombres chinoises, aux décors et aux costumes. »

Un tour de force réalisé grâce à la participation de huit comédiens, dont quatre qui auront la tâche d’interpréter une cinquantaine de personnages, avec ce que ça implique de changement de costumes. « On ne parle pas ici d’un simple veston-cravate, mais de costumes rituels crées par la conceptrice Marie-Chantale Vaillancourt (Cirque du Soleil, Robert Lepage), qui met à profit toutes ses connaissances pour faire des miracles! C’est la course en arrière-scène pour réussir à se changer rapidement! »

Malgré l’effervescence de la production, Hugo Bélanger se fait un devoir d’éviter l’enchaînement dénué de sens.

« On dit que Fogg fait le tour du monde, mais il effectue plutôt une circonférence du globe, en restant dans sa cabine, sans se préoccuper des gens. Il veut juste dire qu’il a fait le tour du monde… jusqu’à ce qu’il rencontre la princesse Aouda en Inde. Il sera obligé d’échanger avec elle, de s’ouvrir et de la découvrir. Elle démontre à Fogg l’Occidental que son peuple a aussi ses propres valeurs. En parallèle, son serviteur Passepartout va lui ouvrir les yeux sur la classe moyenne. »

Le Tour du monde en 80 jours compte dans sa distribution des acteurs comme Benoit Gouin, Stéphane Breton, Carl Béchard et Tania Kontoyanni. La pièce sera présentée au TNM du 28 avril au 23 mai 2015. Cliquez ici pour plus de détails.

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