DIVERTISSEMENT

Le Théâtre Périscope de Québec lève le voile sur sa saison 2015-2016 (PHOTOS/VIDÉOS)

26/03/2015 04:00 EDT | Actualisé 26/03/2015 04:00 EDT
Stéphane Bourgeois

«Résistance», c’est la ligne éditoriale de la prochaine saison du Périscope. Le théâtre de création de Québec, qui célèbre d’ailleurs ses 30 ans cette année, a annoncé une programmation éclectique entre relectures, créations, théâtre de marionnettes et danse pour sa saison 2015-2016.

Théâtre Périscope - Saison 15-16

«Trente ans, ce n’est pas rien», s’est réjoui en conférence de presse Frédéric Dubois, coordonnateur artistique du Périscope. «C’est une belle résistance poétique et pacifique, rare dans une société comme la nôtre. Ici, au Périscope, tout est possible, tout s’écrit, c’est un théâtre de la création et de relecture du répertoire.» Pour sa saison anniversaire, le théâtre présentera presque une douzaine de pièces ainsi qu’un festival.

Retour de pièces marquantes

L’un des grands coups de cette saison à venir sera la présentation de Vinci, première relecture d’un solo de Robert Lepage. Il s’agit d’un spectacle attendu, mis en scène par Pierre Philippe Guay et Frédéric Dubois, qui après son passage au Périscope (du 8 au 26 septembre), partira en tournée dans plus de 15 villes à travers la province.

Autre bon coup: la reprise de Faire l’amour, création d’Anne-Marie Olivier, au mois de décembre pour cinq soirs seulement (du 8 au 12 décembre). Jouée en avril dernier, la pièce avait reçu les éloges de la critique, avant d’être publiée chez Atelier 10. Inspirée d’histoires vraies, elle met en scène les questionnements sur l’amour et la sexualité en délicatesse. Pour Frédéric Dubois, Faire l’amour «est un baume sur l’âme, un cadeau qu’on vous offre juste avant Noël».

Décembre marquera aussi le retour du Festival du Jamais Lu pour la cinquième année. Ce festival, qui a son penchant montréalais en mai, est l’occasion pour les jeunes dramaturges de faire connaître leur création par le biais de lectures publiques, débats, discussions et rencontres. La pièce S’aimer, de Thomas Gionet-Lavigne qui prendra l’affiche en mars 2016 au Périscope, a d’ailleurs fait l’objet d’une lecture au festival l’an passé.

Danse, réécriture et marionnettes

Ensuite, le théâtre présentera pour la deuxième fois, après Danse de garçons, une collaboration avec le centre chorégraphique La Rotonde, à mi-chemin entre la danse et le théâtre. Sous forme de cartes postales, danseurs et comédiens incarneront une ode à l’adolescence intitulée Éveil (du 29 septembre au 30 octobre).

L’homme de théâtre Yves Sauvageau, décédé à à peine 24 ans en 1970, renaîtra sur la scène du Périscope le temps d’un dialogue inventé. Avec Sauvageau Sauvageau, Christian Lapointe fait converser l’Yves Sauvageau de Wouf wouf avec une version contemporaine fictive, à travers un dialogue imaginé sur la vie, l’art et la mort. «Yves Sauvageau avait une écriture engagée, forte, je dirais même sauvage; la pièce, elle, est vitriolique et en même temps très sensible», a souligné Frédéric Dubois en conférence de presse.

Le petit autobus jaune de la compagnie Ubus Théâtre reprend du service du 20 avril au 7 mai 2016 avec son spectacle Caminando & Avlando. Par le biais de la micromarionnette sera racontée l’histoire de Jeanne, sauvée d’un camp de concentration par son amour pour son cousin. Elle vivra sa vie à passer d’un exil à l’autre, afin de trouver une terre d’accueil pour sa famille. Ce spectacle s’adresse autant aux enfants (à partir de 8 ans) qu’aux adultes.

Pour consulter la programmation complète, c'est ici.

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