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28/02/2015 02:32 EST | Actualisé 30/04/2015 05:12 EDT

Le Parti vert veut que TransCanada arrive avec un tracé définitif

AFP/Getty Images

MONTRÉAL — Le Parti vert du Canada presse le gouvernement fédéral de suspendre le processus de participation publique de l'examen de l'Office national de l'énergie (ONE) en cours au Québec sur le projet de pipeline d'Énergie Est de TransCanada tant que l'on ne connaîtra pas le projet final de l'entreprise en sol québécois.

Elizabeth May, la chef du parti, vient d'expédier une lettre au ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford, le priant d'intervenir auprès de l'ONE, comme la loi le lui permet, et ce, aussi longtemps que l'entreprise n'aura pas fait son lit sur le tracé de l'oléoduc et le choix de l'emplacement de terminal pétrolier sur le fleuve.

Dans son entier, le mégaprojet de transport de pétrole de l'Alberta et de la Saskatchewan vers l'est du pays est évalué à 12 milliards $. Il prévoit un nouveau pipeline et deux ports pétroliers, un au Québec et un autre au Nouveau-Brunswick. Dans quelques mois, l'ONE commencera à scruter ce mégaprojet et l'on prévoit déjà un record sur le nombre de participants.

L'entreprise s'est attiré les foudres de nombreux intervenants en misant sur Cacouna, près de Rivière-du-Loup, pour établir son port pétrolier. Maintenant, l'entreprise examinerait la possibilité d'autres emplacements portuaires en raison de la présence de bélugas à Cacouna; elle se donne jusqu'à la fin mars pour dévoiler ses intentions.

« Le processus est vicié, a soutenu Daniel Green, chef adjoint du Parti vert en entrevue avec La Presse Canadienne. On ne connait même pas le tracé au complet ni le terminal pétrolier québécois où aboutirait le pétrole albertain (Cacouna, Bécancour, Lévis ou Baie-des-Sables). C'est devenu tout simplement loufoque. Des gens risquent de se retrouver avec un pipeline dans leur cour sans avoir eu leur mot à dire. TransCanada doit faire ses devoirs. »

« L'ONE doit être ramené à l'ordre, a poursuivi M. Green. La seule façon de le faire reculer est d'inciter le ministre à intervenir. Notre chef Elizabeth May a donc expédié une lettre pour lui demander de dire au président de traiter la population avec respect ».

En théorie, les citoyens et groupes ont jusqu'à mardi pour faire connaitre leur intention relativement à leur participation aux audiences. Le Parti vert souhaite une suspension de la date limite

Plus tôt cette semaine, Peter Watson, président de l'ONE, avait confié à La Presse que si le lieu du port changeait, il allait s'assurer que les gens auront raisonnablement l'occasion de participer aux consultations.

Qui plus est, Daniel Green, a invité les leaders des partis politiques fédéraux au Québec à faire front commun avec lui pour accroître la pression sur le ministre fédéral.

« Les Thomas Mulcair (NPD), Justin Trudeau (Parti libéral du Canada, Mario Beaulieu (Bloc québécois), et Jean-François Fortin (Forces et Démocratie), tous du Québec, devraient emboîter le pas au Parti vert pour créer un front démocratique pour faire pression sur le gouvernement Harper", a-t-il suggéré.

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