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Le caricaturiste suédois Lars Vilks vit dans un lieu tenu secret après les attaques à Copenhague

16/02/2015 11:57 EST | Actualisé 16/02/2015 12:48 EST
BERTIL ERICSON via Getty Images
Swedish artist Lars Vilks arrives to meet journalists after apperaring on the TV4 morning news show in Stockholm on March 10, 2010. Leading Swedish newspapers on March 10, 2010 published a cartoon of the Prophet Mohammed with the body of a dog by a caricaturist who was the target of an assassination plot by Muslims arrested in Ireland. AFP PHOTO/SCANPIX/BERTIL ERICSON (Photo credit should read BERTIL ERICSON/AFP/Getty Images)

L'artiste suédois Lars Vilks, cible présumée d'une des deux fusillades à Copenhague au cours du week-end, est parti vivre dans un lieu tenu secret jusqu'à nouvel ordre, a annoncé lundi la police suédoise.

"Son domicile à Höganäs (sud de la Suède) n'est pas un endroit où il est en sécurité. Il doit aller dans un lieu sûr", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police, Ewa-Gun Westford.

Lars Vilks vit sous protection policière en permanence, menacé d'assassinat, depuis qu'il a représenté le prophète Mahomet avec un corps de chien.

Samedi, ce caricaturiste âgé de 68 ans était une des têtes d'affiche d'un débat intitulé "Art, blasphème et liberté d'expression" dans un centre culturel de Copenhague quand un jeune homme de 22 ans a ouvert le feu sur l'assistance avec un fusil d'assaut.

Il s'en est sorti indemne, mais le réalisateur danois Finn Nørgaard est mort, et trois policiers ont été blessés.

"L'attaque semblait dirigée contre lui. De toute façon, l'évaluation de sa sécurité nous amène à la conclusion qu'il ne peut pas rester chez lui", a estimé Mme Westford à propos de Lars Vilks.

Des habitants de la petite ville du Sud de la Suède, où il vivait jusqu'ici en affirmant ne pas craindre pour sa vie, ont fait part de leur inquiétude, ont rapporté des élus locaux.

M. Vilks, habitué aux projets d'assassinats dirigés contre lui, a pris cette nouvelle attaque avec philosophie. "Ça a été un événement tragique mais je ne suis pas personnellement affecté. C'est devenu la routine...", a-t-il déclaré à la radio publique SR.

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