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Alexander Wang en mode heavy metal à la Fashion Week 2015 de New York (PHOTOS)

14/02/2015 09:45 EST | Actualisé 14/02/2015 09:58 EST
ASSOCIATED PRESS
Fashion from Alexander Wang Fall 2015 collection is modeled during Fashion Week on Saturday, Feb. 14, 2015, in New York. (AP Photo/Bebeto Matthews)

Heavy metal grunge et gothique, Alexander Wang était sombre samedi à la Fashion Week de New York, en clôture d’une troisième journée qui avait démarré avec les joyeux contrastes d’un tennis d’hiver chez Lacoste.

Les défilés de Wang, 31 ans, sont toujours très attendus à la Fashion Week, et sa collection automne-hiver n’y a pas fait exception : Kanye West et Kim Kardashian avaient pris place au premier rang, avec leur petite North de 19 mois, d’autant plus remarquée qu’elle portait une tenue cloutée Alexander Wang, de la même facture que la collection dévoilée samedi soir.

La rappeuse Nicki Minaj était assise juste à côté.

La collection d'Alexander Wang à la Fashion Week 2015


Les fans avaient dû braver les averses de neige et le froid glacial pour admirer le défilé, dans un hangar derrière des immeubles HLM du quartier de Lower East Side à Manhattan.

Ils n’ont pas été déçus, et même la grande prêtresse de la mode Anna Wintour a applaudi avec enthousiasme, lorsque Wang est venu saluer, comme toujours en courant, à la fin du défilé.

Quasi toutes les pièces de sa collection étaient noires, avec force clous argentés partout. Ils envahissaient les cols roulés, dessinaient le bas de pantalons, rehaussaient les plastrons de pulls zippés, soulignaient avec plus ou moins de discrétion les emmanchures des robes. Même les franges d’une longue jupe noire asymétrique n’échappaient pas au métal ambiant, qui s’invitait aussi sur les torsades d’un pull blanc porté sur un jean bleu, rare touche colorée dans cet océan de noirceur, avec une parka écossaise, rouge et noire.

Des fines chaînes s’invitaient entre les poches zippées d’une petite veste à triple boutonnage, des blousons et manteaux lamés aux épaules de fourrure surdimensionnées réchauffaient des robes et jupes en maille extrêmement transparentes.

Les mannequins avaient les cheveux longs, effet mouillé, dans les yeux, le teint blafard et le regard dur, et portaient des bottines de cuir noir à plateforme très remarquées, évidemment cloutées.

Les fashionistas transies avaient démarré la journée dans une atmosphère radicalement différente.

— LACOSTE : « Tennis d’hiver » et « touche de Famille Tenenbaum » inspirait la nouvelle collection de Felipe Oliveira Baptista, qui une fois encore avait exploré les archives de la marque pour mieux la moderniser, jouant joyeusement des contrastes, des époques et des matières : les survêtements de sport, en jersey, nylon ou soie, sont portés sous de grands manteaux rassurants, avec bandeau de sport dans les cheveux, les jupettes plissées ultra-courtes sont aussi protégées par de grands manteaux. Les robes sont près du corps ou à l’inverse fluides et flottantes, avec beaucoup de rayures.

Les coupes sont inspirées du raffinement des années 30, revues à l’aune d’imprimés graphiques et colorés revisités des années 70.

« C’est l’idée d’un tennis d’hiver », a confié à l’AFP après son défilé Felipe Oliveira Baptista. « Mais je voulais aussi donner un côté très fun à la collection, donc il y a un mélange des genres, avec les joggings portés avec des manteaux en cachemire. Il y a la rue, la bourgeoisie, une petite touche de Famille Tenenbaum », a-t-il expliqué, en référence au film américain de Wes Anderson sur une famille dysfonctionnelle aux enfants brillants, dont l’un est justement champion de tennis.

« Et nous sommes là aussi pour rendre la vie des gens plus facile », a ajouté le créateur, en évoquant « liberté de mouvement, de confort, d’être soi-même ».

- HERVE LEGER by Max Azria : la collection avait été inspirée par la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone, d’Antoni Gaudi. Et pour en incarner la beauté des vitraux, la robe très près du corps et délicatement ceinturée se charge de brocards sophistiqués. De multiples broderies métalliques célèbrent les arches de la basilique, avec parfois des épaules et empiècements de cuir, le tout dans d’énergiques mélanges de couleurs, et parfois un peu de douceur en prime, avec des petites vestes et capelines en agneau, pour réchauffer l’hiver.

— MONCLER GRENOBLE : la marque aux célèbres doudounes, fondée près de Grenoble dans les années 50 et désormais italienne, a célébré « la magie et la force de l’amour », Saint-Valentin oblige, dans une présentation très théâtrale et colorée, avec baiser final pour tous les mannequins.

Elle avait choisi de présenter sa collection à Brooklyn, acheminant ses invités acheminés par bateau taxi depuis Manhattan.

— ALTUZARRA devait mettre un point final à cette troisième journée.

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