DIVERTISSEMENT

«Les 101 dalmatiens», un classique éternel (ENTREVUE/VIDÉO)

11/02/2015 01:59 EST | Actualisé 11/02/2015 01:59 EST

Impossible de les oublier. Aussi nombreux soient-ils, les 101 dalmatiens ont marqué notre imaginaire d’enfant. Des chiots courant partout et une Cruella d’Enfer qui veut leur peau. Le sympathique couple et leurs deux chiens feront tout leur possible pour les sauver de ce mauvais pas. À l’occasion de la réédition Blu-ray du film d’animation sortie en 1961, la comédienne Lisa Davis qui prête sa voix à Anita, nous a accordé une entrevue.

«Les 101 dalmatiens»

Quand Lisa Davis a rencontré pour la première fois le grand Walt Disney, l’actrice n’avait que 21 ans. «C’était inimaginable, déclare-t-elle au bout du fil de Los Angeles. J’ai commencé ma carrière à l’âge de 13 ans et je n’avais jamais rencontré les patrons des studios pour lesquels je travaillais. En fait, à cette époque, personne ne rencontrait les grands patrons. Et voilà que je me retrouve accueilli par Walt Disney lui-même qui m’ouvre la porte de son bureau avec un large sourire.»

La jeune actrice est d’abord très impressionnée. Si Walt Disney l’accueille, c’est surtout pour lui offrir la voix du personnage de la méchante Cruella. Pourtant Davis ne se sent pas à l’aise, car ce n’est pas ce personnage qui l’intéresse, mais plutôt Anita Radcliff, la propriétaire de la dalmatienne Perdita.

«Je voulais ce rôle à tout prix, raconte Davis. Mais comment l’interrompre pour le lui dire? J’ai pris mon courage à deux mains et de ma voix tremblante, je lui ai dit que je voulais faire Anita. Il m’a alors regardé avec étonnement. On a fait quelques essais et il a été convaincu.»

En lui proposant Cruella d’Enfer, Disney faisait à Davis un beau cadeau. Beaucoup d’actrices auraient d’ailleurs rêvé d’interpréter la voix de ce personnage haut en couleur qui veut se faire un manteau avec la fourrure tachetée des chiots dalmatiens.

«Je savais tout cela, mais je me sentais plus proche d’Anita que je trouvais si charmante. Je trouvais qu’elle me ressemblait aussi. Nous sommes toutes les deux nées à Londres. C’était devenu assez évident qu’elle était faite pour moi. Même si je vis aux États-Unis depuis de nombreuses années, je reste toujours au fond de moi une Britannique.»

Pour l’actrice maintenant âgée de 78 ans, Walt Disney était un homme accessible. «On pouvait tout lui dire. Il parlait avec tout le monde. À la fin des années 1950, les studios vivaient une situation très difficile. L’arrivée de la télévision dans les foyers américains avait beaucoup fragilisé Hollywood. On parlait même de la fin du cinéma. Il aurait pu me dire non. Malgré tout, il m’a offert un rôle magnifique que je n’oublierais jamais.»

Une expérience inoubliable

Elle se sent toujours chanceuse et très fière d’avoir vécu cette expérience. Après l’échec en salle de La Belle au bois dormant, l’arrivée des 101 dalmatiens devait redonner du tonus au studio.

«Le résultat est merveilleux, déclare Davis. C’est un film inoubliable qui montre tout le génie de son créateur. À chaque fois que je vois le film, c’est comme si je le voyais pour la première. C’est un classique qui ne se démode jamais. La preuve, mon arrière-petite-fille vient de le voir à son tour!»

Lors de sa sortie dans les salles de cinéma en 1961, le film fait un carton. Fort de son succès, le public se rue par milliers dans les magasins d’animaux pour se procurer leurs dalmatiens. Beaucoup seront alors abandonnés par les nouveaux propriétaires.

«En effet, c’était triste parce que les gens se sont vite rendu compte que les dalmatiens sont des chiens qui ont besoin de beaucoup d’espace pour courir. Ils ne sont pas bien dans des appartements. Ils sont très joueurs et peuvent accaparer l’attention. Je me souviens que les associations de protections des animaux en avaient voulu au film, mais personne ne pouvait prévoir ce genre de choses.»

Toutefois, Davis tient à préciser que les dessins animés de Disney ont été parmi les premiers à révéler aux gens la sensibilité des animaux. «Les êtres vivants habitent de nombreux classiques de Disney. Ils nous ont montré qu’ils font partie de nos vies. Dans Les 101 dalmatiens, ils sont les véritables membres d’une famille. C’est une superbe leçon.»

Même si elle avoue n’avoir jamais eu de dalmatiens à la maison, Davis possède aujourd’hui deux chiens prénommés Daisy et Pearl. «Ils ne sont pas d’une race particulière. Ce sont deux chiens de rue abandonnés que j’ai recueillis et je les adore!»

Les 101 dalmatiens (One Hundred and One Dalmatians) – Walt Disney Pictures – 79 minutes – Édition diamant DVD, Blu-ray – En magasin à partir du 10 février 2015.

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