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Ukraine: l'Union européenne appuie les efforts diplomatiques

09/02/2015 07:38 EST | Actualisé 11/04/2015 05:12 EDT

BRUXELLES - L'Union européenne a décidé lundi d'attendre avant d'imposer de nouvelles sanctions dans le cadre du conflit ukrainien, puisque des pourparlers de paix pourraient avoir lieu plus tard cette semaine.

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande et ses homologues russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, pourraient se réunir mercredi à Minsk, au Bélarus.

«Le principe des sanctions est maintenu mais leur application dépendra des développements sur le terrain, a dit le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Nous verrons si la rencontre a eu lieu, quel genre de résultats sont obtenus. Nous pourrons ensuite en tirer des conclusions.»

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont donc rangés derrière les plus récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à la crise, tout en refusant d'appuyer les politiciens américains qui réclament l'envoi d'armes défensives à Kiev.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a par contre prévenu que la tenue de la rencontre de Minsk n'est pas encore coulée dans le béton, même si elle est souhaitée par tous.

Il a dit que des diplomates de tous les camps sont réunis à Berlin pour tenter de paver le chemin, mais que beaucoup de travail doit encore être abattu.

«Nous espérons que les questions en suspens pourront avoir progressé de manière à ce que la rencontre de Minsk puisse sembler prometteuse et mener à de premières étapes en direction d'une désescalade de la situation et un cessez-le-feu, a dit M. Steinmeier aux journalistes, à Bruxelles. (Mais) rien n'est encore certain.»

Mme Merkel était à Washington lundi pour un entretien avec le président Barack Obama. Elle sera à Ottawa plus tard pendant la journée, pour une rencontre avec le premier ministre Stephen Harper.

La plupart des ministres européens continuent à s'opposer à la fourniture éventuelle d'armes à l'armée ukrainienne. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a estimé qu'une telle décision n'aurait aucun impact, puisqu'il serait très facile à la Russie de répliquer aux nouvelles capacités ukrainiennes. Son homologue britannique Philip Hammond a quant à lui déclaré que Londres n'a pour l'instant aucune intention d'armer Kiev.

Pendant ce temps, sur le terrain, une explosion et un incendie ont secoué lundi une usine chimique près du bastion rebelle de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. Les rebelles blâment l'artillerie gouvernementale. L'explosion a été entendue jusqu'au centre-ville de Donetsk, mais elle ne semble pas avoir fait de blessés ou de dommages importants.

Une dizaine de personnes auraient perdu la vie dans la région de Donetsk au cours des dernières heures.

Un porte-parole de l'armée ukrainienne a affirmé lundi que 1500 soldats russes sont entrés en Ukraine au cours de la fin de semaine, par le biais de postes frontaliers rebelles. Andriy Lysenko n'a pas fourni de preuves pour étayer ses affirmations.

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