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Le dialogue doit reprendre lundi au Yémen, selon l'envoyé spécial de l'ONU

08/02/2015 03:37 EST | Actualisé 10/04/2015 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Les discussions sur l'avenir du Yémen reprendront lundi, selon ce qu'a indiqué l'envoyé spécial des Nations unies dans ce pays, dimanche, quelques jours seulement après que les rebelles chiites ont dissous le Parlement et pris le pouvoir.

Selon l'envoyé Jamal Benomar, les discussions se feront notamment en présence d'Abdel-Malek al-Houthi, dont les rebelles houthis ont surgi dans la capitale, Sanaa, et ailleurs au pays en septembre avant de prendre le contrôle du pays le plus pauvre du monde arabe, vendredi.

M. Benomar était heureux d'annoncer aux journalistes que tous les partis politiques avaient accepté de reprendre le dialogue et a ajouté que les Nations unies étaient déterminées à sortir le Yémen de la crise. Il n'a toutefois pas donné d'autres détails.

Les houthis font face à de plus en plus de pression, tant au pays qu'à l'international. Tard samedi, le parti de l'ancien président Ali Abdullah Saleh — principal allié des houthis — a ajouté sa voix à celles qui se sont opposées au coup d'État, et a demandé un retour au dialogue, supervisé par M. Benomar.

Dimanche, les leaders provinciaux de Marib, à l'est de Sanaa, ont décidé qu'ils résisteraient à toute tentative des houthis de saisir la riche province pétrolière. Les houthis se sont préparés à prendre possession de la province, mais l'émergence d'une alliance tribale forte, de même qu'une importante présence de la branche yéménite d'al-Qaïda, les ont dissuadés de se lancer.

Le Yémen abrite l'une des branches les plus actives d'al-Qaïda. Des militants ciblent les forces de sécurité et l'armée presque quotidiennement à travers le pays, et les attaques par drone de l'armée américaine ont tué des civils, ce qui a nourri la colère de la population.

Les houthis chiites sont en conflit avec les militants d'al-Qaïda, des sunnites appuyés par de puissantes tribus dans le nord du Yémen.

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