POLITIQUE

Actions de contrôle de Québecor: le PQ refuse d'intervenir

08/02/2015 03:13 EST | Actualisé 08/02/2015 03:56 EST

LAVAL - Malgré le malaise exprimé par les candidats Pierre Céré et Martine Ouellet, le président et le chef intérimaire du Parti québécois refusent de forcer Pierre Karl Péladeau à placer immédiatement ses actions de contrôle de Québecor dans une fiducie sans droit de regard.

«On n’a pas à s'ingérer dans la course», a tranché Stéphane Bédard dimanche, en marge du Conseil national du parti à Laval.

Pierre Karl Péladeau respecte les règlements de l'Assemblée nationale et les régles du PQ, a renchéri le président du parti, Raymond Archambault. «Qu'est-ce que vous voulez de plus?», a-t-il lancé.

Le chef intérimaire craint d'ailleurs que les nombreuses critiques à l'égard de Pierre Karl Péladeau nuisent à l'unité du parti. Les militants souhaitent que le parti sorte de cette course «plus fort, plus uni», a plaidé Stéphane Bédard.

«Et ce message-là il doit être compris par tout le monde», dit-il.

Plus tôt cette semaine, Pierre Céré a affirmé que le parti devait intervenir afin que Pierre Karl Péladeau place immédiatement ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard.

Une autre candidate, Martine Ouellet, a affirmé que le magnat de la presse doit régler ce dossier sans attendre. «Je pense que comme candidat aussi, il y a une décision à prendre et cette décision-là, pour l'instant, elle n'est pas encore prise», estime-t-elle.

Une proposition présentée par erreur

Par ailleurs, Raymond Archambault a reconnu que le parti a commis une erreur en inscrivant à son conseil national une proposition portant sur le moment d'un référendum.

Samedi, les délégués ont rejeté une proposition dont l'objectif était de réitérer l'article 1.1 de ses statuts prévoyant que l'objectif du PQ est de faire un référendum au moment opportun sur l'indépendance du Québec. Les militants ont toutefois adopté une proposition déclarant que le PQ veut prioritairement faire l'indépendance, de façon démocratique.

En clôturant l'événement, qui a réuni 450 délégués, M. Archambault a affirmé que les militants péquistes ne veulent pas entendre parler de référendum. Il s'est également défendu de vouloir mettre le couvercle sur la question de la stratégie d'accession à l'indépendance du PQ.

M. Archambault a affirmé que les règles du conseil général empêchaient une «mise au dépôt» de la proposition réitérant l'article 1.1, ce qui a forcé les délégués à «battre ce paragraphe là pour le faire disparaître».

«Ce qui s'est produit, c'est que ce paragraphe n'aurait pas dû se retrouver dans la déclaration de Laval, tout simplement. Ç'a été une erreur d'avoir laissé ça là.»

Avec La Presse Canadienne

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