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Robichaud n'aurait pas pu choisir meilleur moment pour mettre fin à sa disette

07/02/2015 06:26 EST | Actualisé 09/04/2015 05:12 EDT

ST-CÔME, Qc - La famille et les amis de la bosseuse Audrey Robichaud avaient préparé à son insu une petite fête pour souligner sa 99e Coupe du monde, qui a eu lieu à la suite de l'étape de Val St-Côme. C'est plutôt l'athlète de 26 ans qui leur a fait une surprise, en mettant la main sur la médaille de bronze, mettant ainsi fin à une disette de deux ans sans podium.

Visiblement émue, la vétérane de l'équipe canadienne, en larmes, a célébré en bas de piste avec les siens cette troisième place récoltée derrière l'Américaine Hannah Kerney et sa coéquipière Chloé Dufour-Lapointe, son sixième podium en carrière sur le circuit de la Coupe du monde. Robichaud, pour qui il s'agissait du premier podium au Québec au cours de sa carrière de 11 saisons, n'était pas en mesure de dire aux journalistes ce qui lui avait permis de grimper sur le podium quand elle les a rencontrés, toujours très émue.

«Je ne sais pas, sincèrement, a déclaré la sympathique skieuse de Québec. J'ai essayé de faire de mon mieux, d'être le plus propre possible dans le milieu (du parcours). Je ne peux pas l'expliquer davantage, mais c'est vraiment le fun!»

Rencontrée en marge de la compétition, Robichaud avait déclaré vouloir mettre fin à sa disette le plus tôt possible.

«Je suis un peu dure avec moi-même, car le ski va bien, tout va bien, avait-elle alors expliqué. Je ne manque le podium que de peu depuis le début de la saison. Oui, j'aimerais ça faire des podiums, mais je skie bien, je saute bien... J'espère que c'est une question de temps avant que ça arrive, car je sens que je suis vraiment très proche, les pièces du casse-tête son toutes en place.»

Elle souhaitait secrètement que ce soit ce week-end.

«Le plus tôt possible! Que ça arrive à St-Côme, c'est la 'cerise sur le sundae'!»

Longévité et constance

Ses 99 Coupes du monde — la 100e viendra au Japon, la semaine prochaine —, Robichaud n'y avait jamais vraiment pensé.

«Vraiment pas. Les chiffres, ce n'est pas quelque chose à quoi je m'attardais dans le temps. Je viens juste de réaliser, quand nous étions à Calgary en regardant sur le site de la FIS, que j'avais 96 coupes en carrière. Là j'ai calculé et j'ai vu qu'au Japon, ça ferait 100. J'aurais aimé que ce soit ici, mais 99 c'est pas pire! C'est vraiment quelque chose.

«C'est ma 11e année, j'ai raté quelques courses en raison de blessures, mais ça démontre une belle constance. Sur l'équipe nationale, on est tellement bons, alors il faut tout le temps offrir de bonnes performances. Donc, d'avoir duré 11 ans comme ça, ça montre que j'ai réussi et c'est vraiment le fun.»

Ce podium viendra, de son propre avis, lui insuffler une bonne dose de confiance pour les trois Coupes du monde encore au programme.

«Absolument, on ne peut pas demander mieux. (...) Les conditions n'étaient pas faciles en plus: il a fait vraiment froid toute la semaine, alors la neige était très dure. C'était un bon défi. (Samedi), on n'a pas vu de descente parfaite, mais il fallait être de celles qui commettraient le moins d'erreurs.»

Elle songe toujours à son avenir

Celle qui évalue maintenant la poursuite de sa carrière sur une base annuelle n'a toujours pas arrêté sa décision pour l'an prochain.

«Ma réflexion n'est pas du tout avancée! Je suis une personne très indécise dans la vie, j'y vais vraiment au jour le jour, a-t-elle expliqué. Si à la fin de l'année j'ai encore envie, je vais continuer, mais je pense que ce que j'ai envie de faire après, à l'école, va beaucoup influencer ma décision.

«J'ai toujours dit que le ski ne sera pas toujours là, mais l'école oui. Dans 10 ans, ce ne sera plus le temps de faire du ski, le corps ne suivra pas plus. C'est ce que je crois: l'école sera toujours là pour toi, pas le ski.»

Il aurait été malhonnête de lui demander à brûle-pourpoint si sa décision était maintenant prise à la suite de ce podium. Mais si cette bonne saison devait se poursuivre — elle occupe actuellement le quatrième rang du classement de la Coupe du monde —, il y a fort à parier que les études attendront encore un peu...

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