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L'opposition israélienne demande à Netanyahou d'annuler son discours au Congrès

07/02/2015 03:56 EST | Actualisé 09/04/2015 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Des chefs de l'opposition israélienne ont demandé au premier ministre Benyamin Netanyahou d'annuler son discours au Congrès américain, qui compromet les relations d'Israël avec son plus important allié, disent-ils.

Le chef du Parti travailliste, Isaac Herzog, a affirmé qu'au lieu d'attirer l'attention internationale sur le programme nucléaire iranien, le discours suscite une controverse qui endommage les liens entre Israël et les États-Unis. Cette semaine, le vice-président américain, Joe Biden, a annoncé qu'il serait en voyage à l'étranger durant le discours du 3 mars. Son bureau n'a pas spécifié où il allait être. L'administration Obama est très contrariée que le discours de M. Netanyahou devant le Congrès ait été coordonné par les républicains.

La Maison Blanche considère qu'il s'agit d'une entorse au protocole diplomatique et a affirmé que le président Barack Obama n'allait pas rencontrer M. Netanyahou à l'occasion de sa visite à Washington. MM. Obama et Netanyahou ont une relation tendue, en partie à cause du scepticisme du premier ministre à l'endroit des négociations des États-Unis avec l'Iran sur son programme nucléaire.

En tant que président du Sénat, le vice-président américain assiste habituellement aux séances communes du Congrès.

Zehava Galon du parti de gauche Meretz a présenté la même demande que le Parti travailliste au premier ministre. Un autre chef de parti, Yair Lapid, a pour sa part affirmé que les retombées du discours «causent de sérieux dommages aux relations stratégiques d'Israël avec les États-Unis».

Par ailleurs, samedi, l'ancien chef de l'institut israélien du renseignement Mossad, Shabtai Shavit, s'est joint à un groupe d'anciens responsables de la sécurité pour réclamer à Israël de faire davantage pour régler les conflits avec la Palestine.

S'exprimant sur une chaîne télévisée, M. Shavit a affirmé qu'Israël devrait accepter l'Initiative de paix arabe de 2002, qui offrait à Israël une paix globale avec le monde arabe en échange de son retrait des territoires occupés en Cisjordanie. Ce plan n'a jamais été considéré sérieusement parce qu'il a été présenté en plein soulèvement palestinien il y a plus de dix ans.

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