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Le cauchemar de la famille Alvarez Rivera achève;son retour au pays est imminent

07/02/2015 04:55 EST | Actualisé 09/04/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - La famille Alvarez Rivera s'apprête à rentrer au Canada.

Elsie Elizabeth et Raphael ainsi que leurs filles, Alejandra, Rebeca et Veronica, avaient été expulsés en direction du Salvador en septembre 2013. À l'époque, ils avaient été obligés de plier bagages car leur demande d'asile avait été refusée.

La députée néo-démocrate d'Alfred-Pellan, Rosane Doré-Lefebvre, a suivi leurs péripéties de près car ils habitaient dans sa circonscription.

Elle a raconté qu'elle se souvenait des refus successifs de la Cour fédérale et du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Steven Blaney, d'intercéder en leur faveur.

Interviewée par La Presse Canadienne, la politicienne a expliqué que la gestion de cet épineux dossier a été «très stressante» pour elle.

Elle a précisé qu'il existait des «preuves tangibles [démontrant] que les Alvarez Rivera étaient en danger au Salvador». Mme Doré-Lefebvre a soutenu que la famille était «menacée par des membres de gangs de rue» actifs dans cet État d'Amérique centrale. Selon elle,ces renseignements ne sont pas nouveaux. Elle a souligné qu'ils étaient déjà connus à l'époque où le clan Alvarez Rivera avait été contraint de quitter le Canada.

L'élue a ajouté que les parents et leurs trois enfants ont vécu «toute une épopée» qui n'est pas encore totalement terminée.

«Ils vont être obligés de se cacher jusqu'à leur retour la semaine prochaine», a-t-elle déploré.

Si tout se déroule comme prévu, ils arriveront à Montréal, mardi.

Rosane Doré-Lefebvre a mentionné que, pour l'instant, elle ignore à quel endroit les Alvarez Rivera poseront leurs valises.

La porte-parole adjointe du Nouveau Parti démocratique en matière de sécurité publique a dit qu'elle était «vraiment soulagée d'apprendre qu'ils revenaient au pays pour des motifs humanitaires».

Elle a indiqué que leurs mésaventures ontsouvent donné des sueurs froides à son équipe mais que personne n'a jeté l'éponge pour autant.

«On est resté en contact continu avec eux à partir de la première journée où ils sont retournés au Salvador», a-t-elle lancé.

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