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Une proposition de résolution veut s'attaquer au financement de l'État islamique

06/02/2015 10:33 EST | Actualisé 08/04/2015 05:12 EDT

Une proposition de résolution aux Nations unies pour s'attaquer au financement de groupes terroristes appelle à des sanctions contre des individus et des entreprises faisant le commerce de pétrole exploité par l'État islamique et des groupes liés à Al-Qaïda.

La résolution commanditée par la Russie, obtenue vendredi par l'Associated Press, demanderait aussi aux 193 états membres de prendre les «mesures appropriées» pour prévenir le commerce d'antiquités et d'autres éléments importants à caractère culturel, scientifique, historique et religieux retirés illégalement de la Syrie. Une interdiction similaire existe déjà pour de tels éléments provenant d'Irak.

L'ébauche de résolution réaffirmerait aussi qu'il est illégal de payer une rançon à des individus ou des groupes qui font déjà l'objet de sanctions des Nations unies, et que tous les pays membres doivent geler de tels fonds.

La résolution a été d'abord débattue par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité — les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France. Elle a été mise en circulation auprès des dix membres élus, mercredi soir, et le Conseil en entier a commencé à débattre de la question vendredi.

L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitaly Churkin, a affirmé que la réaction était «très positive», et a dit espérer la tenue d'un vote mardi.

En novembre, un comité d'experts des Nations unies a affirmé que l'État islamique, qui contrôle environ le tiers des territoires de la Syrie et de l'Irak, avait reçu entre 35 et 45 millions $ en paiements de rançon au cours de l'année.

Plusieurs gouvernements paient des rançons, mais les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et d'autres pays touchés ont refusé, et plusieurs des otages de ces pays ont été tués.

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