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Un raid de la coalition a tué une otage américaine, prétend l'État islamique

06/02/2015 04:56 EST | Actualisé 08/04/2015 05:12 EDT

BEYROUTH - Une déclaration attribuée au groupe armé État islamique prétend qu'une Américaine retenue en otage a été tuée vendredi par une frappe aérienne de la Jordanie dans le bastion des combattants à Raqqa, dans le nord de la Syrie.

La femme a été identifiée comme étant Kayla Jean Mueller, une Américaine s'étant rendue en Syrie pour du travail humanitaire, mais l'information n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante et les États-Unis ont dit n'avoir aucune preuve de sa mort.

Kayla Jean Mueller, 26 ans, de Prescott, en Arizona, est la seule otage américaine reconnue comme étant entre les mains du groupe État islamique. Si la mort de la travailleuse humanitaire est confirmée, il s'agirait de la quatrième personne originaire des États-Unis à mourir durant sa captivité dans l'étau du groupe extrémiste.

Trois autres Américains — les journalistes James Foley et Steven Sotloff ainsi que le travailleur humanitaire Peter Kassig —ont été décapités par l'État islamique.

La déclaration de vendredi, qui est apparue sur un site Internet généralement utilisé par les militants du groupe État islamique et a été relayée par des usagers de Twitter affiliés à l'organisation, soutient que Mme Mueller a été tuée durant les prières musulmanes de la mi-journée, vendredi, dans des frappes aériennes ayant ciblé «le même secteur pendant plus d'une heure».

Le site a publié des photos du soi-disant secteur bombardé, montrant un édifice à trois étages sérieusement endommagé — mais sans offrir d'images ou de preuves de la mort de Mme Mueller.

Les frappes n'ont fait aucune victime du côté des combattants de l'État islamique, soutient le groupe.

Le gouvernement jordanien a affirmé être extrêmement sceptique, parlant de propagande, et des responsables américains ont dit analyser la déclaration et les images.

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