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Les combattants de Boko Haram frappent au Niger

06/02/2015 07:09 EST | Actualisé 08/04/2015 05:12 EDT

YAOUNDÉ, Cameroun - Les djihadistes de Boko Haram ont quitté le Nigeria pour attaquer une ville frontalière au Niger, ce qui constitue leur deuxième incursion en territoire étranger en quelques jours.

L'intensification de la violence survient au deuxième jour d'une rencontre des leaders régionaux à Yaoundé, au Cameroun. La réunion vise à finaliser une force multinationale de 7500 hommes pour combattre Boko Haram. Les soldats proviendront du Nigeria, du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Bénin.

Les combattants de Boko Haram avaient attaqué une ville du Cameroun mercredi et jeudi, faisant une centaine de morts et environ 500 blessés, selon des responsables camerounais.

Abba Hassan, un pharmacien de la ville frontalière de Bosso, au Niger, a révélé que des djihadistes ont attaqué la communauté tôt vendredi matin. Les soldats les ont affrontés pendant au moins une heure, après quoi les militants se sont enfuis. Les rues de la ville sont maintenant désertes, a ajouté M. Hassan.

«Des avions du Niger et du Tchad survolent la ville en ce moment et des hommes au sol ratissent les rues», a dit M. Hassan à l'Associated Press par téléphone.

La région du Niger où la violence a éclaté est un secteur où des milliers de réfugiés tentent déjà de se mettre à l'abri des violences de Boko Haram.

Après avoir été chassés de plusieurs villes nigérianes par des frappes aériennes, les combattants de Boko Haram ont attaqué Fotokol, au Cameroun. Ils ont rasé des mosquées et des églises, tout en prévenant les voisins du Nigeria de ne pas se joindre à la lutte contre eux.

Les djihadistes se sont maintenant repliés vers le Nigeria, ont annoncé vendredi des dirigeants camerounais.

Un porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, a ajouté que des soldats camerounais appuyés par les forces tchadiennes ont réussi à expulser des centaines d'extrémistes de la ville de Fotokol.

L'offensive lancée par Boko Haram sur le territoire du Cameroun représente une intensification importante de la campagne des djihadistes, qui aurait fait quelque 10 000 morts seulement l'an dernier.

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