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La police d'Edmonton veut éviter d'être exposée en cour après la mort d'un agent

06/02/2015 07:02 EST | Actualisé 08/04/2015 05:12 EDT

EDMONTON - Les avocats, et non la police, devraient gérer les audiences de libération sous caution en Alberta, a fait valoir la police d'Edmonton après qu'un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) eut été abattu par un criminel à la longue feuille de route ayant été libéré.

Lors d'une audience impliquant des agents, le criminel Shawn Rehn a été libéré en échange d'une caution de 4500 $. Une fois libre, Shawn Rehn a tué par balle le policier David Wynn et grièvement blessé un policier volontaire alors qu'ils enquêtaient sur une plainte de véhicule volée à Saint-Albert, au nord d'Edmonton, le mois dernier.

Des documents de cour indiquent qu'un policier d'Edmonton agissant au nom de la Couronne avait consenti à la libération de Shawn Rehn lors de la plus récente audience sur cautionnement.

Shawn Rehn était un criminel violent, ayant fait des allers et retours en prison au cours des quinze dernières années, en vertu de 57 condamnations pour des crimes incluant voies de fait, entrée par effraction et usage de drogues.

Il est courant pour les policiers de se substituer aux procureurs de la Couronne lors de telles audiences en Alberta.

Le service de la police d'Edmonton a affirmé que des policiers avaient pris part à 15 441 audiences sur libération sous caution l'an dernier — une moyenne de 41 par jour.

La porte-parole du ministère de la Justice Jessica Jacobs-Mino a indiqué que le ministre Jonathan Denis avait déjà ordonné une révision de la gestion par la Couronne du cas de Shawn Rehn.

La police a dit réclamer depuis 2006 que toutes les audiences soient prises en charge par les procureurs de la Couronne. À l'exception d'un projet pilote en 2008, le gouvernement provincial a refusé cette requête.

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