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Un ex-chef controversé du renseignement est appelé à témoigner en Argentine

05/02/2015 06:50 EST | Actualisé 07/04/2015 05:12 EDT

BUENOS AIRES, Argentine - La tourmente digne d'un roman d'espionnage qui éclabousse la présidente de l'Argentine, Cristina Fernandez, depuis la mort du procureur Alberto Nisman, a pris une tournure majeure, jeudi, alors que les enquêteurs ont appelé à témoigner l'un des chefs du renseignement les plus énigmatiques du pays.

Les autorités ignorent toutefois où se trouve Antonio Stiuso, qui a été licencié en décembre.

M. Stiuso, un agent connu sous le nom de «Jaime», a aidé le procureur Nisman dans son enquête sur l'attentat à la bombe non élucidé contre un centre communautaire juif de Buenos Aires en 1994. Un rapport soumis par M. Nisman à un juge fédéral en janvier accuse la présidente Cristina Fernandez d'avoir convenu de protéger les cerveaux allégués de l'attaque, des anciens responsables iraniens, en échange de pétrole et d'autres avantages commerciaux.

Mais le procureur a été trouvé mort par balle le 18 janvier, quelques heures avant sa comparution prévue devant le Congrès pour détailler ces allégations.

Sans nommer spécifiquement M. Stiuso, Mme Fernandez a laissé entendre que des agents du renseignement sans scrupule avaient joué un rôle dans la mort du procureur, et elle a exhorté le Congrès la semaine dernière à démanteler l'agence.

M. Stiuso a collaboré avec M. Nisman durant l'enquête de dix ans sur l'attentat ayant tué 85 personnes.

La présidente a aussi laissé entendre que M. Stiuso avait soumis de fausses informations à M. Nisman qui la compromettaient elle-même et de hauts responsables, dans une tentative alléguée d'étouffer l'affaire. Mme Fernandez a nié tout acte répréhensible.

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