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Paul Ryan évoque la mise à l'écart du Canada de discussions de libre-échange

05/02/2015 09:23 EST | Actualisé 07/04/2015 05:12 EDT

WASHINGTON - Un influent parlementaire américain a soulevé l'idée d'exclure le Canada d'importantes discussions internationales sur le commerce s'il ne se débarrasse pas d'une partie de son système de gestion de l'offre. Le contrôle strict qu'exerce le Canada sur la volaille, les oeufs et les produits laitiers doit cesser, dit Paul Ryan.

Dans un discours prononcé jeudi, M. Ryan a explicitement dit que le contrôle du Canada sur les produits laitiers, la volaille et les oeufs devait disparaître.

Le président du comité des voies et moyens de la Chambre et ancien candidat républicain à la vice-présidence a ajouté que si l'un des 12 pays participant aux négociations du Partenariat transpacifique croit que les règles de libre-échange sont trop sévères, «mieux vaut terminer les discussions sans lui et l'inviter à se joindre plus tard».

Il a également fait valoir que les États-Unis avaient une part de responsabilité pour accélérer les discussions et qu'il était temps de donner au président l'autorité pour finaliser de manière accélérée cette entente.

Le gouvernement canadien a exprimé sa réticence à l'idée de compléter les négociations sans le pouvoir présidentiel d'employer la procédure accélérée, et le discours de M. Ryan semblait appuyer cette position.

Le président américain, Barack Obama, veut que le Congrès lui accorde l'autorité de finaliser une entente, ce qui implique de lui transférer des pouvoirs sur les traités internationaux qui appartiennent au Congrès, selon la Constitution.

Les procédures accélérées, comme celles utilisées durant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), permettent au président de compléter les négociations et de soumettre une proposition finale au Congrès, qui votera simplement pour ou contre.

Le gouvernement canadien a minimisé l'importance des remarques de Paul Ryan. Le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, a affirmé être très confiant sur cette entente.

«Ça pousse et ça tire quand on arrive à ces étapes d'une négociation. M. Ryan hausse le ton, mais tout va bien.»

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