NOUVELLES

Le service CraveTV de Bell connaît un meilleur départ que celui attendu par BCE

05/02/2015 07:27 EST | Actualisé 07/04/2015 05:12 EDT

TORONTO - L'incursion de BCE dans le secteur de la télévision sur demande connaît un bon départ, le groupe de télécommunications ayant indiqué jeudi que davantage de personnes s'étaient abonnées à son service CraveTV qu'il ne l'avait prévu.

«Même s'il est encore tôt, les chiffres sur les abonnements sont plus élevés que nous l'avions prévu à l'interne», a noté le chef de la direction, George Cope, lors d'une conférence téléphonique pour discuter des résultats financiers du quatrième trimestre de la société.

Cependant, BCE n'a pas fourni de données précises sur l'abonnement au service, lancé en décembre pour faire concurrence à l'américaine Netflix et à Shomi, un partenariat entre Rogers (TSX:RCI.B) et Shaw Communications (TSX:SJR.B).

CraveTV est disponible aux abonnés du service de télévision de Bell et par l'entremise de certains autres fournisseurs de services au pays, dont Telus (TSX:T), Bell Aliant et Eastlink.

BCE (TSX:BCE) a en outre dévoilé jeudi un bénéfice de 542 millions $, soit 64 cents par action, pour son plus récent trimestre, comparativement à celui de 495 millions $, ou 64 cents par action, engrangé à la même période un an plus tôt.

La société établie à Montréal a augmenté de 5,3 pour cent son dividende trimestriel, le faisant passer de 61,75 cents par action à 65 cents par action.

Les revenus d'exploitation de Bell Canada se sont chiffrés à 4,9 milliards $ au quatrième trimestre — une hausse de 2,6 pour cent par rapport à l'année précédente —, ce qui représentait la plus grande partie des revenus d'exploitation de 5,5 milliards $ de l'entreprise dans son ensemble.

Le bénéfice ajusté de BCE a atteint 72 cents par action, soit près de trois pour cent de plus que l'an dernier et légèrement plus que le bénéfice de 71 cents par action qu'attendaient en moyenne les analystes.

L'analyste Dvai Ghose, de Canaccord Genuity, a noté que BCE s'était emparée d'une part du marché «significative» aux dépens de Rogers dans le secteur de la téléphonie sans fil, et qu'elle avait affiché des résultats «remarquablement solides» pour ses activités filaires.

Les revenus d'exploitation des services sans fil de Bell se sont chiffrés à 1,649 milliard $, soit 9,6 pour cent de plus qu'à la même période l'année précédente, tandis que ceux des services sur fil — qui comprennent le service internet à haute vitesse et les activités de Fibe TV, ainsi que ses activités traditionnelles de téléphonie domestique —, ont progressé d'un pour cent à 2,63 milliards $.

Cela a contrebalancé un déclin des revenus chez Bell Média — le propriétaire de CTV, de plusieurs chaînes de télévision spécialisées et de dizaines de stations de radio —, où les revenus d'exploitation ont diminué de 3,9 pour cent à 789 millions $. La société a aussi inscrit à ses comptes une charge de 95 millions $ au cours du trimestre, essentiellement pour tenir compte de la dépréciation de ses actifs de télévision conventionnelle.

«Malgré leur contribution initiale, à notre avis, les acquisitions de CTV et d'Astral engendrent maintenant des problèmes», a fait remarquer M. Ghose dans une note à ses clients.

BCE a racheté Astral Media pour 3,4 milliards $ en 2013.

Au cours de la conférence téléphonique de jeudi, BCE a aussi révélé les détails financiers de son entente avec Rogers pour le partage du contrôle du détaillant de téléphonie cellulaire Glentel.

BCE allongera 594 millions $ pour le détaillant établi à Burnaby, en Colombie-Britannique, avant d'en revendre la moitié à Rogers pour 392 millions $.

PLUS:pc