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Impact de Montréal: déçu des faibles assistances, Saputo veut raviver la flamme

04/02/2015 06:42 EST | Actualisé 07/04/2015 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - L'Impact de Montréal veut raviver l'intérêt des partisans autour de l'équipe.

Le propriétaire et président de l'équipe Joey Saputo n'a pas caché sa déception entourant la baisse des ventes de billets et de l'intérêt des partisans envers l'équipe, qui a joué devant des gradins à moitié vide alors qu'elle a terminé au dernier rang du classement général de la Major League Soccer la saison dernière.

L'équipe qui avait attiré plus de 50 000 personnes lors de son match quart de finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF au Stade olympique en 2009 craint maintenant attirer la moitié de ce nombre lors de son duel contre le Pachuca, le 3 mars prochain, lors de la même étape de la compétition.

«Il n'y a plus de "buzz", a déclaré Saputo lors d'une rencontre avec les journalistes au stade Saputo, mercredi. Pas seulement pour le match en CONCACAF, je dirais même qu'il n'y a plus de "buzz" autour de l'Impact.

«Ça m'inquiète énormément.»

Quand l'Impact a fait le saut en MLS en 2012, l'équipe a terminé au troisième rang du circuit sur 19 formations pour la vente de billets. En 2014, l'Impact avait chuté au 11e rang et Saputo craint maintenant que la glissade se poursuive. L'Impact a vendu seulement environ 5000 billets de saison pour la prochaine campagne.

Il a mentionné que l'Impact avait terminé deux millions $ sous son objectif en terme de revenus liés à la vente de billets la saison dernière.

Saputo espère renverser la tendance grâce à des meilleures campagnes de marketing et un intérêt renouvelé par l'arrivée de nouveaux joueurs, incluant le défenseur international belge Laurent Ciman et le milieu de terrain italien Marco Donadel.

«Si les gens disent "attendons de voir quel genre d'équipe nous avons avant d'acheter des billets", je peux dire que nous avons fait notre part, a déclaré Saputo. Nous avons apporté des changements à l'équipe.

«Nous avons vu ce qui ne fonctionnait pas la saison dernière. Nous avons fait l'acquisition de 11 nouveaux joueurs. Et là, le 12e joueur, nos partisans, est le plus difficile à signer.»

Malgré les chiffres inquiétants et le sentiment que l'équipe n'a pas encore réussi à s'imprégner dans le coeur collectif des Montréalais après trois ans en MLS, Saputo a déclaré qu'il n'avait pas considéré vendre ou déménager l'équipe.

«C'est décevant de voir où nous en sommes, mais je ne veux pas que les gens pensent que nous allons vendre l'équipe ou mettre fin à ses activités, a dit Saputo, qui détient aussi des parts dans le club italien de Bologne. Nous allons poursuivre notre engagement, mais nous espérons que la tendance change.»

L'achat d'une franchise de la MLS, la construction du stade Saputo et celle en cours d'un complexe d'entraînement, ainsi que l'achat de joueurs étrangers a fait monter la facture à plus de 100 millions $, a raconté Saputo. Le résultat jusqu'ici a été une baisse de la moyenne des spectateurs de 19 000 à environ 16 000 par rencontre.

«C'est décevant parce que nous pensions occuper une place plus importante à Montréal après trois ans, a-t-il dit. Soit nous avons manqué le bateau côté marketing, soit nous avons complètement manqué le bateau en pensant que nous étions dans un marché de soccer.

«Quand on y pense, peut-être que nous ne sommes pas le marché de soccer que nous pensions être. Ça veut dire que nous allons devoir travailler plus fort. Mais je ne vais pas cacher ma déception avec notre place dans le paysage des équipes sportives montréalaises.»

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