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Couillard en Arabie saoudite: Coiteux juge que PKP se vautre dans la boue

05/02/2015 03:55 EST | Actualisé 07/04/2015 05:12 EDT

QUÉBEC - Tandis que l'opposition revient sans cesse à la charge pour se questionner sur les liens passés entre le premier ministre Philippe Couillard et l'Arabie saoudite, les libéraux fulminent.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a ajouté sa voix, jeudi, au concert de dénonciations, en y allant d'une sortie contre le député péquiste de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, qu'il accuse de se vautrer dans la boue avec ses insinuations malveillantes sur le séjour passé du premier ministre en terre saoudienne.

La veille, sur sa page Facebook, le candidat considéré comme le favori de la course à la direction du Parti québécois s'interrogeait sur la nature exacte des liens passés et présents entre M. Couillard et le régime saoudien.

M. Péladeau disait surtout chercher à savoir quelle avait été la rémunération versée par la «pétromonarchie» au médecin québécois. M. Couillard n'a jamais voulu répondre à cette question.

Celui qu'on surnomme PKP est allé jusqu'à demander au premier ministre de révéler s'il recevait toujours des «avantages» de la part de la monarchie saoudienne.

«Je suis choqué!», a répliqué en entrevue téléphonique le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, en jugeant qu'en posant ce genre de questions, M. Péladeau «montre qu'il n'a pas l'intention de faire de la politique au-dessus du niveau de la boue».

Selon lui, PKP est descendu «dans le fond du 6e sous-sol» avec ses remarques, et devrait commencer par «se regarder dans le miroir» avant d'attaquer le premier ministre.

«Ça le révèle. Ça révèle sa façon de faire. Ça révèle le type de politique qu'il veut faire. Ça révèle son manque de jugement», tranche M. Coiteux, en rappelant que le député de Saint-Jérôme aspire à devenir premier ministre du Québec.

Les commentaires de M. Péladeau surviennent après ceux exprimés récemment par les députés Stéphane Bédard, Bernard Drainville et Alexandre Cloutier, du Parti québécois, de même que ceux émis par Amir Khadir, de Québec solidaire, venus à tour de rôle exprimer leur malaise et s'interroger publiquement sur un épisode, à leurs yeux trouble, du passé du premier ministre.

Pour M. Coiteux, la déclaration de M. Péladeau est «pire» que celles faites par les autres députés avant lui car il invente des «conflits d'intérêts qui n'existent pas, alors que lui en a un réel» sur les bras.

PKP fait de la politique tout en demeurant actionnaire de contrôle de l'empire de presse Québecor, «c'est cela le véritable conflit d'intérêts», soutient-il.

L'ex-candidat à la direction du PQ Jean-François Lisée qualifiait cette situation de «bombe à retardement», mais M. Coiteux préfère parler d'une «bombe à déflagrations multiples».

M. Couillard a fait un séjour de quatre ans en Arabie saoudite, de 1992 à 1996, à titre de neurochirurgien. Par la suite, il a été conseiller du ministre de la Santé du pays de 2009 à 2012.

Tout a déjà été dit sur le sujet et il n'y a rien à ajouter, selon M. Coiteux.

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