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Les coupes budgétaires affectent les enquêtes liées à la Route des larmes

04/02/2015 05:36 EST | Actualisé 06/04/2015 05:12 EDT

VANCOUVER - Les haut gradés de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique ont prévenu l'an dernier le gouvernement de cette province que de sabrer dans son budget allait diminuer la capacité du service de police d'enquêter sur la Route des larmes.

Un groupe d'intervention de la GRC nommé E-PANA travaille depuis 2006 à résoudre 18 affaires de disparition et de meurtres de femmes — principalement des autochtones —sur ce tronçon de l'autoroute 16 situé près de Prince George, dans le nord de la province.

L'an dernier, la GRC et le gouvernement provincial ont confirmé que les coupes budgétaires signifiaient que six officiers seraient retranchés de l'E-PANA. Le groupe d'intervention était déjà touché par d'autres restrictions budgétaires.

Parmi les documents obtenus à la suite d'une demande d'accès à l'information, une note de service adressée au gouvernement britano-colombien par le sous-commissaire de la GRC Craig Callens décrit l'impact des coupes budgétaires. La note précise que celles-ci signifient qu'il n'y aura pas d'autres enquêtes liées aux affaires de la Route des larmes «dans un avenir rapproché».

Dans une version identifiée comme «brouillon», Craig Callens prévient qu'une couverture médiatique négative liée aux coupes budgétaires pourrait miner la confiance du public envers ces enquêtes. Il n'est pas possible de dire avec certitude si ce passage a été reproduit dans la version finale de la note de service.

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