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Le maire Coderre a eu un bref entretien avec le pape François au Vatican

04/02/2015 06:14 EST | Actualisé 06/04/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - Sa rencontre avec le pape François a peut-être été brève, mais le maire de Montréal, Denis Coderre, estime tout de même avoir jeté les bases d'une éventuelle visite du souverain pontife dans la métropole en 2017, à l'occasion de son 375e anniversaire.

Dans le cadre des audiences générales qui se déroulent chaque mercredi au Vatican, M. Coderre a échangé pendant environ une minute avec le pape François et lui a remis l'invitation en mains propres.

«Il (le pape) était très attentif, a souligné le maire de Montréal au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne. On lui fait part de l'importance de sa présence à Montréal. Que la fondation même la métropole était passée par l'Église catholique et Jeanne Mance.»

Même s'il n'a pas obtenu de confirmation, M. Coderre — qui était accompagné par les archevêques de Montréal et de Québec, Christian Lépine et Gérald-Cyprien Lacroix — a estimé que son message avait «bien passé».

Le dernier passage d'un souverain pontife au Québec remonte au mois de septembre 1984, lorsque Jean-Paul II était allé à Québec, Trois-Rivières et Montréal.

Outre son entretien avec le pape François, le maire de Montréal a également présenté son projet au responsable des relations internationales du Vatican. Une rencontre avec le secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, était également prévue plus tard mercredi.

Ces entretiens devaient lui permettre d'aborder certaines facettes d'une éventuelle visite du souverain pontife dans la métropole.

«Ça crée des attentes, c'est certain, a dit M. Coderre. On veut l'avoir. Ce qu'on nous a dit, ce que de s'y prendre maintenant pour 2017 était une bonne stratégie plutôt que d'attendre à la dernière minute. Le pape a déjà planifié ses voyages pour 2016.»

D'après le maire de Montréal, l'invitation soumise au pape François sera un des sujets à l'ordre du jour à l'occasion d'un séminaire de la Conférence des évêques du Canada qui aura lieu au mois de mars.

Même si les questions de laïcité et neutralité religieuse de l'État ont été largement discutées au Québec depuis un certain temps, le maire de la métropole ne croit pas que le moment de sa visite au Vatican soit mal choisi.

«Je ne vois pas de problème, a-t-il dit. Le pape a un message de paix et un impact. Ce n'est pas une question de laïcité. Le pape François est un homme important. Ça transcende la religion. C'est une question de vivre ensemble.»

M. Coderre a également souligné au passage que la métropole était également un endroit de prédilection du tourisme religieux, notamment grâce à l'oratoire Saint-Joseph et la basilique Notre-Dame.

Pas intimidé par l'imam Chaoui

Par ailleurs, le maire de Montréal ne s'est pas formalisé de la sortie du membre fondateur du centre Ashabeb, Hamza Chaoui, qui envisage la possibilité d'intenter des poursuites judiciaires relativement aux allégations voulant qu'il soit un agent de radicalisation des jeunes.

Questionné à ce sujet, M. Coderre a réitéré que l'imam était un agent de radicalisation et un fomenteur de tensions sociales.

«J'ai été très clair dans mon analyse, a-t-il dit. Nous n'avons pas démonisé qui que ce soit. Je n'ai pas attaqué sa liberté de parole.»

La Ville de Montréal a récemment décidé de ne pas octroyer de permis au centre communautaire Ashabeb, dans l'est de l'île, parce qu'il s'apprêtait à se livrer à des activités religieuses dans un secteur de la ville où le zonage l'interdit.

Hamza Chaoui a depuis fait part de son indignation face aux allégations voulant qu'il soit un agent de radicalisation.

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