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L'État de New York cible les suppléments à base d'herbes

03/02/2015 01:06 EST | Actualisé 05/04/2015 05:12 EDT

ALBANY, États-Unis - L'analyse génétique du contenu de plusieurs suppléments à base d'herbes démontre qu'on ne peut pas toujours se fier à l'étiquette, a prévenu mardi le procureur général de l'État de New York.

Des chaînes comme GNC, Target, Walmart et Walgreen offrent ainsi des suppléments de marque maison dont la teneur est impossible à confirmer ou qui contiennent des substances qui ne sont pas annoncées sur l'étiquette, a précisé Eric Schneiderman.

Ces suppléments incluent des produits aussi populaires que l'échinacée, le millepertuis, le ginseng, l'ail, le ginkgo biloba et le palmier nain. Certains des contaminant détectés comprennent le riz, les fèves, le pin, les agrumes, les asperges, la primevère, le blé et la carotte sauvage.

Dans certains cas, des contaminants non annoncés sur l'étiquette étaient le seul matériel végétal contenu dans les échantillons.

Règle générale, 21 pour cent des échantillons analysés contenaient l'ADN des plantes annoncées sur l'étiquette. Ce pourcentage n'était toutefois que de 4 pour cent pour les produits de marque maison Walmart.

Au moins deux représentants de l'industrie des suppléments à base d'herbes ont remis en question la validité des analyses génétiques effectuées.

Une étude réalisée en 2013 par les Instituts de recherche en santé du Canada estimait qu'on retrouve sur le marché quelque 65 000 suppléments à base d'herbes, qui sont gobés par plus de 150 millions d'Américains.

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