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La Russie est confrontée à un problème de dopage chez les jeunes à l'école

03/02/2015 10:25 EST | Actualisé 05/04/2015 05:12 EDT

MOSCOU - Les enfants athlètes russes prennent des substances interdites alors qu'ils sont encore à l'école, a affirmé le ministre des sports Vitaly Mutko.

Alors que la Russie est impliquée dans des scandales de dopage depuis des mois, Mutko a promis de sévir contre le dopage chez les athlètes enfants, une pratique qui selon lui résulte d'un système où les entraîneurs peuvent toucher d'importants bonis lorsque les jeunes athlètes gagnent des compétitions.

Vestige de l'ère soviétique, la Russie compte des centaines d'académies sportives consacrées à des sports des Jeux d'été et d'hiver.

Tout en discutant des moyens de renforcer la lutte contre le dopage en Russie, Mutko a déclaré: «Nous irons jusque dans les écoles de sports pour les enfants afin de taper sur les doigts des entraîneurs qui veulent gagner un quelconque championnat à n'importe quel prix et obtenir un bonis.»,

Dans ces cas de dopage, «l'athlète accède à l'équipe nationale et ne peut pas réaliser son potentiel», a-t-il ajouté.

Mutko a soutenu que la Russie mettait des «ressources colossales» dans la lutte contre le dopage.

L'Agence mondiale antidopage et l'IAAF ont respectivement amorcé des enquêtes sur les révélations de dopage systématique des athlètes russes, à la suite de la diffusion en décembre d'un documentaire à la télévision allemande dans lequel des dénonciateurs alléguaient l'usage répandu du dopage en athlétisme en Russie, et que l'agence nationale antidopage couvrait les tests positifs des meilleurs athlètes.

Le mois dernier, la fédération internationale d'athlétisme a affirmé que depuis qu'il a introduit les passeports biologiques en 2009, plus de la moitié de tous les athlètes interdits en vertu de ce système étaient des Russes. Jusqu'à présent cette année, quatre champions olympiques russes ont été suspendus, incluant la gagnante du 3000 mètres steeple Yuliya Zaripova, qui risque de perdre sa médaille d'or olympique de 2012 à la suite de sa suspension vendredi dernier.

Mutko a toutefois insisté pour dire que la Russie n'était pas un leader mondial dans le dopage et que le pourcentage de ses athlètes sanctionnés pour dopage «s'apparente à celui de l'Amérique, de l'Angleterre et de tous les autres pays. Le système (antidopage) fonctionne.»

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