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Cinq ans après «Obamacare», les républicains votent encore pour abroger la réforme

03/02/2015 05:57 EST | Actualisé 03/02/2015 05:59 EST
Alex Wong via Getty Images
WASHINGTON, DC - FEBRUARY 03: U.S. President Barack Obama (C) speaks as Secretary of Health and Human Services Sylvia Burwell (R) and White House senior adviser Valerie Jarrett (L) look on during a meeting with citizens who wrote letters to him about Affordable Care Act February 3, 2015 in the Roosevelt Room of the White House in Washington, DC. President Obama discussed the benefits of the Affordable Care Act during the meeting. (Photo by Alex Wong/Getty Images)

La grande réforme du système de santé américain, surnommée "Obamacare", a été adoptée il y a cinq ans, mais les républicains de la Chambre des représentants ont à nouveau voté mardi pour l'abroger, un exercice devenu routinier.

"Je ne sais si c'est la 55e ou la 60e fois qu'ils votent sur ce sujet", a ironisé le président Barack Obama, s'interrogeant sur les raisons qui poussent ses adversaires politiques à faire de cette question "leur priorité".

"La réponse est très simple", a déclaré un peu plus tard, dans l'hémicycle de la Chambre, le chef de la majorité républicaine, Kevin McCarthy. "La loi est un désastre. Elle coûte trop cher, et les Américains n'en veulent toujours pas".

L'abrogation a été adoptée par 239 contre 186 voix; aucun démocrate n'a voté pour.

En fait, c'est la 56e fois depuis janvier 2011 que les républicains votent pour abroger, modifier, réduire ou rogner la loi, qui symbolise pour les conservateurs les excès du pouvoir démocrate, vers une socialisation de la médecine à l'Européenne.

La loi a survécu à tous ces assauts législatifs, elle a triomphé à la Cour suprême en 2012, et son coeur, l'obligation universelle de souscrire à une assurance maladie, est entré en vigueur il y a un an.

Seule ombre au tableau, une nouvelle plainte a cheminé jusqu'à la Cour suprême, qui devra trancher d'ici juillet. En cause: la validité juridique des aides accordées par l'Etat fédéral aux foyers les plus modestes pour subventionner leur assurance, dans certains Etats, sur la base d'une lecture très littérale d'un paragraphe de la loi.

Jugeant que "faire de la politique" sur un tel sujet n'avait "absolument aucun sens", Barack Obama a souligné mardi que des "millions de personnes ressentaient, parfois pour la première fois, la sécurité de savoir qu'ils étaient couverts si quelque chose leur arrivait".

Pour illustrer son propos, M. Obama a accueilli à la Maison Blanche dix Américains qui lui ont écrit pour souligner combien cette loi avait été importante pour eux.

Les républicains ont souligné qu'il aurait aussi pu inviter des personnes dont l'assurance s'est brusquement enchérie l'an dernier, en raison de la loi.

Pour autant ce texte n'a aucune chance de franchir l'obstacle du Sénat. Et la Maison Blanche a indiqué, sans surprise, qu'elle y opposerait de toute façon son veto.

Il est vrai qu'une majorité d'Américains voient "Obamacare" négativement, avec 50% d'opinions défavorables contre 43%, selon un sondage CBS News publié en janvier.

Mais, comme le note la chaîne, seul un Américain sur trois est favorable à une abrogation totale, une majorité préférant changer la loi.

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