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«Ces gars-là» à V: à peine plus matures pour la saison 2

03/02/2015 02:14 EST | Actualisé 03/02/2015 03:18 EST
Courtoisie V télé

Y aura-t-il moins de «man» et de «bro» dans la deuxième saison de Ces gars-là? Peut-être. Nos deux gaillards ont pris un peu de maturité depuis l’an dernier. Un tout petit peu.

À preuve, Sam (Sugar Sammy) commence à couper le cordon avec ses parents et possède maintenant un «appartement de transition»… vide de tout meuble. N’allons pas trop vite, quand même. Simon (Simon-Olivier Fecteau), lui, est un peu moins naïf. Il faut dire que ça entre dans le corps de plein fouet, de surprendre son meilleur ami et son ex-copine en train de s’embrasser alors que, bague à la main, on s’apprête à faire la grande demande à celle-ci…

Mais n’ayez crainte: vous retrouverez avec bonheur vos deux «adulescents» préférés, qui se réapproprieront triomphalement leur case-horaire du lundi, 20h, sur V, dès la semaine prochaine, le 9 février. Les deux premiers épisodes des dix qui formeront cette deuxième année ont été projetés devant les journalistes, lundi après-midi.

Le ton et l’humour baveux, légers et urbains de la comédie sont intacts et on devine qu’on rira beaucoup avec Ces gars-là cet hiver. Nos deux mi-trentenaires, dont on ignore encore tout de la vie professionnelle, nous écorcheront encore les oreilles avec leurs rigolotes énormités – surtout Sam – et nous attendriront par la force de leur lien, non sans nous décourager, parfois, avec leurs comportements d’éternels gamins.

Femmes d’âge mûr

On devine bien que, la série étant ce qu’elle est, Sam et Simon ne resteront pas en froid bien longtemps après le «moment d’égarement» de Sam avec Amélie (Mélissa Désormeaux-Poulin), qui concluait la première saison. Mais la réconciliation s’avérera plus ardue que ce qu’on aurait pu croire.

L’histoire redémarre un an après le fameux baiser de la discorde. Nos deux mecs ont «refait leur vie». Amicalement, du moins. Sam bamboche désormais avec l’Italien Massimo, hilarant personnage au bouillant caractère, qui lui en fera voir de toutes les couleurs, et Simon tente d’établir une complicité durable avec le commis du dépanneur, qui prend son boulot très au sérieux. Mais Sam désespère de renouer avec son vieux pote. Simon, de son côté, est prêt à ramper, au propre comme au figuré, sur le ventre ou sur le dos, pour le fuir. Amélie s’en mêlera. Entre-temps, Simon et Amélie essaieront de faire renaître leur flamme de jadis, avec plus ou moins de succès...

Notre duo terrible ira aussi glander dans les environs du bar Rachel Rachel sur le Plateau Mont-Royal et, au terme d’un pari, ramènera des «cougars», c’est-à-dire des femmes d’âge, disons, plus mûr. Les préjugés de Sam s’en donneront alors à cœur joie. «Je me sentais comme dans un marché aux puces, là-dedans», s’exclamera-t-il en sortant de l’établissement où s’amusent plusieurs quadragénaires et quinquagénaires à la cuisse encore ferme. Mais l’impertinent se laissera prendre au jeu dans les bras de Sophie (Nathalie Breuer), femme délurée qui n’a pas froid aux yeux, qu’il appellera poliment «Madame» pendant leurs ébats. «T’es plus vieille que le métro et je suis bien avec toi pareil», lui lancera-t-il en guise de déclaration d’amour. Simon, pour sa part, devra consoler sa nouvelle amie (Nathalie Coupal), encore très éplorée par le décès de son mari.

Multilingue

Avec Ces gars-là, Sugar Sammy et Simon-Olivier Fecteau, qui écrivent les textes avec la collaboration spéciale d’India Desjardins (Simon-Olivier réalise également), et leur producteur, Guillaume Lespérance, des mordus de House of Cards, Curb Your Enthousiasm et Seinfeld, souhaitaient dépeindre le Montréal multiculturel et multilingue dans lequel ils ont grandi. Anglais (avec sous-titres) et français se mélangent allègrement dans les dialogues sans que V n’y voie d’inconvénient.

Et les créateurs peuvent dire mission accomplie car, des 500 000 téléspectateurs qui étaient au rendez-vous pour le premier chapitre de Ces gars-là en 2014, plusieurs Haïtiens, Libanais ou Latinos leur ont écrit pour les féliciter de leur œuvre. Simon-Olivier Fecteau s’est fait intercepter à quelques reprises dans le très métissé quartier Notre-Dame-de-Grâce par des admirateurs anglophones qui voulaient se faire photographier avec lui.

«C’est un niveau de langage cru, qu’on n’entend pas souvent à la télévision, a relevé Guillaume Lespérance, lundi. Ça reflète le milieu dans lequel j’ai grandi, au centre-ville de Montréal, et qui est très peu représenté à la télévision.»

En ce qui concerne la controverse soulevée, avant les Fêtes, par la campagne de promotion de Sugar Sammy pour son spectacle, dans laquelle il se moquait gentiment de l’Office de la langue française, en anglais, Nathalie Brigitte Bustos, directrice de la programmation de Groupe V Média, dit s’en amuser un brin; la tempête médiatique n’est d’aucune façon liée à Ces gars-là mais, indirectement, sert la promotion de l’émission. «Du moment qu’on s’assume, qu’on assume notre propos, il n’y a pas de souci à avoir, a-t-elle assuré. On a supervisé toutes les étapes de la production…» «Je dors très bien», a renchéri Guillaume Lespérance, pour montrer qu’il est bien à l’aise avec son produit.

On ignore encore si Ces gars-là s’éclateront encore sur les ondes de V, pour une troisième saison, l’an prochain. Tout est question de financement, mais la direction de la chaîne aimerait beaucoup poursuivre l’aventure avec Sugar Sammy et Simon Olivier Fecteau, et n’écarte pas non plus la possibilité d’ajouter une autre fiction à sa grille-horaire, dès l’automne.

Ces gars-là, le lundi, à 20h, dès le 9 février, sur V.

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