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Ukraine: les combats font rage autour d'un noeud ferroviaire stratégique

02/02/2015 08:39 EST | Actualisé 04/04/2015 05:12 EDT

KYIV, Ukraine - L'armée ukrainienne luttait lundi pour empêcher les rebelles prorusses de s'emparer d'une gare ferroviaire stratégique de l'est du pays, au moment où les insurgés annonçaient leur intention d'augmenter la taille de leurs forces armées.

Ailleurs dans la région, le bastion rebelle de Donetsk a de nouveau essuyé des bombardements nourris. Des responsables municipaux ont indiqué lundi que 15 civils ont été tués pendant la fin de semaine, tandis que le gouvernement fait état de cinq soldats tués et 29 autres blessés au cours des dernières heures.

Les séparatistes ont réalisé d'importants gains territoriaux depuis le début de l'année. Leur offensive est maintenant concentrée autour de Debaltseve, un noeud ferroviaire important contrôlé par le gouvernement entre les cités rebelles de Donetsk et Lougansk.

Au moins 2000 personnes ont fui la région depuis quelques jours.

Toutes les offensives lancées par les rebelles contre les positions gouvernementales ont été repoussées jusqu'à présent, a dit lundi un porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriy Lysenko.

Des rebelles s'étaient emparés la semaine dernière du village de Vuhlehirsk, ce qui leur donne accès à une colline qui surplombe Debaltseve. Des journalistes de l'Associated Press ont vu, lundi, des chars ukrainiens tirant en direction de cette colline. Les forces ukrainiennes ont aussi tiré des missiles Grad vers le même secteur.

Le gouvernement affirme qu'il contrôle toujours Debaltseve. Des tranchées ont toutefois été creusées près d'un pont 15 kilomètres plus au nord, possiblement en vue d'un éventuel repli de l'armée.

Pendant ce temps, le leader séparatiste Alexander Zakharchenko a annoncé son intention de gonfler à 100 000 le nombre de combattants rebelles. Il n'a pas fourni plus de détails.

Le conflit qui fait rage dans l'est de l'Ukraine a fait près de 1500 morts depuis avril dernier. Les combats se sont intensifiés au cours des dernières semaines, en dépit d'un cessez-le-feu conclu en septembre et du calme relatif qui prévaut depuis décembre.

Près d'un million de personnes ont aussi été chassées de chez elles.

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