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Obama soumet un budget de 4000 milliards $, dont 478 G$ pour les infrastructures

01/02/2015 08:08 EST | Actualisé 03/04/2015 05:12 EDT

WASHINGTON - Le budget de 4000 milliards $ que soumet le président Barack Obama au Congrès américain lundi propose des hausses d'impôt pour les citoyens les plus riches et les entreprises. Il comprend aussi un ambitieux programme de travaux publics de 478 milliards $ destiné à l'amélioration des autoroutes, des ponts et des transports en commun.

L'assortiment de propositions, pour plusieurs recyclées des budgets précédents, provoque déjà des levées de boucliers chez les républicains, qui contrôlent les deux chambres du Congrès pour la première fois depuis que Barack Obama est au pouvoir. Les républicains continueront donc de prévoir des mesures de leur côté, tout en sachant qu'ils devront éventuellement en venir à une entente avec le président, qui doit obligatoirement signer le budget pour qu'il prenne force de loi.

Au cours d'une entrevue accordée à NBC dimanche, M. Obama a souligné qu'il proposait de bonnes mesures, mais qu'il était aussi prêt à écouter les idées défendues par les républicains.

Le plan de dépenses pour l'année budgétaire 2016, qui débute le 1er octobre, met l'accent sur les thèmes abordés par Barack Obama dans son discours sur l'état de l'Union du mois dernier. Il avait alors mis au défi le Congrès de de travailler avec lui en vue de réduire l'écart de revenus entre les Américains très riches et les autres citoyens.

Dans des documents obtenus par l'Associated Press, le président Obama détaille le premier budget de 4000 milliards $ du pays. Les dépenses proposées sont soutenues par des revenus de 3500 milliards $. Le déficit projeté serait de 474 milliards $, soit un peu plus que les 467 milliards $ prévus par le bureau du budget du Congrès pour 2016.

Le déficit réel pour l'année budgétaire qui s'est terminée le 30 septembre est de 483 milliards $. Il s'agit d'une amélioration par rapport au déficit de plus de 1000 milliards $ des premières années au pouvoir de Barack Obama, quand les États-Unis peinaient à sortir d'une profonde récession.

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