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L'armée du Nigeria repousse Boko Haram de Maiduguri

01/02/2015 10:57 EST | Actualisé 03/04/2015 05:12 EDT

MAIDUGURI, Nigeria - L'armée nigériane a repoussé dimanche des combattants du groupe islamiste Boko Haram, qui ont attaqué la ville de Maiduguri sur quatre fronts, faisant plusieurs morts parmi les civils.

Selon des soldats, des centaines d'insurgés sont morts.

Des résidents terrifiés ont fui leurs maisons, qui tremblaient depuis des heures à cause des tirs d'artillerie. La ville de Maiduguri, avec deux millions d'habitants, est la plus importante du nord-est du Nigeria.

Dans une attaque distincte, un attentat suicide a fait neuf morts, incluant le kamikaze, à la maison du politicien Sabo Garbu, à Potiskum, dans l'État de Yobe. M. Garbu brigue un siège aux élections législatives et présidentielles du 14 février. Boko Haram s'oppose à la démocratie.

Depuis des semaines, le groupe s'approchait de Maiduguri, sa ville d'origine. S'il pouvait, ne serait-ce que brièvement, y planter son drapeau islamiste, ce serait un grand encouragement pour le groupe terroriste qui perd du terrain dans des régions plus éloignées, a indiqué Jacob Zenn, l'auteur d'un livre sur le groupe.

Sa troisième attaque de la semaine sur Maiduguri survient alors que les forces du Tchad sont intervenues, à la demande de l'Union africaine.

L'union a autorisé samedi la création d'une force multinationale de 7500 soldats pour combattre les extrémistes, qui ont prévenu la coalition qu'ils attaqueraient le Niger s'il envoyait des soldats, tout comme ils avaient attaqué le Cameroun.

Un officier de l'armée a affirmé que les militants étaient arrivés à Maiduguri par les quatre routes qui mènent à la ville. Un autre a dit que 500 d'entre eux étaient morts avant que le groupe ne batte en retraite. Plusieurs armes ont été récupérées sur les lieux, entre autres des pièces d'artillerie et des grenades propulsées par fusée.

Des témoins ont rapporté que des bombes lâchées par un avion de chasse nigérian a tué des civils. Beaucoup de maison ont été endommagées. Une bombe aurait fait sept morts dans le quartier Zannari. Les témoins ont parlé sous le couvert de l'anonymat, craignant des représailles de l'armée.

Un autre témoin, Ahmadu Marima, a affirmé que les soldats avaient pris cinq jeunes hommes d'un groupe d'auto-défense civile pour des insurgés et les avaient tués. Un vieil homme et sa petite-fille ont aussi été tués lorsqu'une grenade propulsée a explosé dans le jardin.

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