POLITIQUE

Lancement de campagne de Martine Ouellet: « La course ne fait que commencer » (PHOTOS)

01/02/2015 05:16 EST | Actualisé 01/02/2015 08:04 EST
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Martine Ouellet, seule femme à briguer la direction du Parti québécois, a annoncé ses engagements à quelque 400 militants à l’école secondaire André-Laurendeau à Saint-Hubert, dimanche.

L’ancienne ministre des Ressources naturelles s’en est pris aux politiques d’austérité des libéraux, qui saccagent l’environnement avec la complicité d’Ottawa et font perdre des emplois au Québec selon elle. Elle a aussi déclaré que leur réputation de « parti de l’économie » est surfaite, insistant sur ses 20 années passées à Hydro-Québec.

Lancement de campagne de Martine Ouellet

Si elle est élue comme successeure de Pauline Marois, Martine Ouellet fera tout pour bloquer le projet Énergie Est de TransCanada. Elle préconise un développement vert et « intelligent » qui favoriserait l’électrification des transports.

Il n’y a que le « nouveau » Parti québécois qui peut redorer l’image du Québec aux prochaines élections, ainsi que préparer le pays d’ici sept ans. « L’indépendance, ça ne s’improvise pas, ça se prépare », a déclaré la candidate dans son discours.

Elle a écorché au passage la position floue de ses collègues, disant que le PQ ne peut pas attendre d’avoir un nombre de signatures ou promettre de réaliser l’indépendance « quand les Québécois seront prêts ».

En entrevue avec le Huffington Post Québec, en octobre dernier, Martine Ouellet avait déclaré que le Parti québécois devait « s’assumer ». « Si on pense que l’indépendance est nécessaire pour l’avenir du Québec, il faut être proactifs et il faut travailler pour que ça arrive », avait-elle dit.

Nombreux appuis

L’ex-ministre peut compter sur l’appui de militants environnementaux, des syndicalistes et des membres provenant de divers partis politiques. Une trentaine de personnalités du Parti québécois, d’Option nationale et du Bloc québécois, entre autres, sont montés sur scène pour l’appuyer.

L’ancienne directrice de campagne de Jean-François Lisée, Geneviève Marsan, s’est également ralliée à Martine Ouellet.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Daniel Roy, s’en est pris à son opposant Pierre Karl Péladeau qui, selon lui, « change de discours comme il change de chemise, selon qu’il soit politicien ou chef d’entreprise ».

Bien que PKP mène dans les sondages, Martine Ouellet croit que la course n’est pas terminée et croit que les médias doivent faire preuve de prudence dans leurs prédictions. « La course ne fait que commencer », a-t-elle dit, une attitude qui contraste avec celle de Jean-François Lisée lorsqu’il a abandonné la course à la direction.

Le premier tour de scrutin pour élire le prochain chef du Parti québécois aura lieu en mai prochain.

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