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Antoine Vermette s'est résigné au sort que lui réservent les Coyotes

01/02/2015 11:42 EST | Actualisé 03/04/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - Antoine Vermette ne redoute pas d'être échangé par les Coyotes de l'Arizona. Il se demande simplement à quel moment ça se produira et dans quelle ville il se retrouvera.

Le joueur de centre natif de Saint-Agapit, qui écoule sa dernière année contractuelle au salaire de 3,75 millions $ US, représente une des plus belles prises pour une équipe de premier plan en vue de la période des transactions dans la LNH, qui va connaître son dénouement le 2 mars.

Les Coyotes connaissent une saison de misère, n'étant même déjà plus dans le portrait des séries éliminatoires dans l'Ouest, et l'arrivée dans le désert d'un nouveau propriétaire (Andrew Barroway) est annonciatrice de réorganisations majeures.

Le directeur général de l'équipe, Don Maloney, a confirmé pas plus tard que vendredi qu'on lui a donné le mandat de procéder à un important virage jeunesse.

«Il n'y a aucun intouchable, à l'exception de Shane Doan (un vétéran attaquant)», a-t-il déclaré.

Les joueurs ont reçu la déclaration de Maloney comme un coup de massue. Les Coyotes ont été bafoués 7-2 par les Sénateurs d'Ottawa, samedi. Inutile de préciser que l'atmosphère est lourde dans l'entourage de l'équipe.

«Je ne suis pas naïf face au processus annoncé. Personne dans l'équipe ne l'est, a réagi Vermette, résigné, à l'occasion du passage des Coyotes à Montréal, dimanche. Personnellement, je sais ce qui s'en vient. Je laisse aller les choses et on verra...»

Vermette, qui vient de franchir le plateau des 800 matchs dans la LNH, peut se retrouver au sein de n'importe quelle des 29 autres équipes puisque son contrat ne comporte aucune clause restrictive ou d'exclusivité.

Celui qui avait manifesté le désir de rester en Arizona avant le début de la saison trouve du réconfort dans le fait qu'on dit que plusieurs équipes aspirant aux grands honneurs s'intéressent à ses services, incluant le Canadien.

«J'entends dire qu'il y a de l'intérêt à mon endroit, c'est une bonne chose, a-t-il dit. Rendu à mon âge (32 ans), j'en ai vu d'autres et le facteur expérience me permet de composer positivement avec la situation. Il reste que ce n'est jamais évident sur le plan personnel, avec la famille. Ce n'est pas le scénario que j'envisageais, il y a quelques années à peine, mais je comprends le côté 'business' du sport.»

Une rumeur lue sur un site Internet québécois mentionnait que Vermette serait même prêt à accepter moins d'argent afin de parapher une entente de longue durée avec le Canadien, advenant que le directeur général Marc Bergevin fasse son acquisition. Le principal intéressé s'est esclaffé quand on lui a rapporté le ouï-dire.

«Je trouve ça drôle parce que je n'ai jamais abordé le sujet avec personne, a-t-il réagi. Je me demande bien comment naissent ces rumeurs.»

L'athlète qui totalise 31 points en 49 matchs cette saison a mentionné ne pas s'intéresser à ce qu'on raconte sur les réseaux sociaux ou ailleurs.

«Avec les années, on vient à réaliser l'importance de bloquer toutes ces choses-là et de composer sa vie au présent», a-t-il conclu.

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