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Le PLQ est confiant de pouvoir l'emporter à la partielle dans Richelieu

31/01/2015 03:45 EST | Actualisé 02/04/2015 05:12 EDT

SOREL-TRACY, Qc - Le Parti libéral du Québec se dit «confiant» de pouvoir l'emporter à l'occasion de la prochaine élection partielle dans la circonscription de Richelieu, estimant que les électeurs voudront se retrouver du côté des décideurs.

Les libéraux ont été les derniers des «grands» partis à choisir leur candidat en vue du scrutin visant à remplacer la députée et ex-ministre Élaine Zakaïb, qui a démissionnée six mois après la défaite du Parti québécois aux élections générales du 7 avril 2014.

Dimanche dernier, les 750 membres présents ont choisi Benoît Théroux, qui travaille dans le secteur des services financiers et en assurance de personnes, pour porter les couleurs de leur parti.

M. Théroux prévoit une «lutte à trois partis», alors que la Coalition avenir Québec y voit plutôt un duel PQ-CAQ.

Mme Zakaïb, qui a quitté la politique pour tenter de relancer la chaine de vêtements Jacob, mais en vain, avait raflé une majorité de 3659 voix sur le caquiste et de 4008 voix sur le libéral.

«Peut-être des libéraux et des péquistes ont été tentés par la CAQ mais à une autre époque, alors que ce parti avec une popularité surfaite » a dit l'homme d'affaires en entrevue avec La Presse Canadienne.

Benoît Théroux compte miser sur les enjeux locaux, l'importance d'être au pouvoir ainsi que sur sa notoriété pour arracher une circonscription péquiste depuis une vingtaine d'années.

«Je suis connu, je veux représenter les gens de Richelieu qui voudront une personne au pouvoir, a affirmé M. Théroux, pour préserver les acquis et travailler avec les instances locales. On sera alors bien placé pour attirer des PME et revitaliser le centre-ville de Sorel-Tracy, entre autres», a-t-il promis.

Cet entrepreneur dans le domaine des services, qui se définit comme un «gars de terrain» s'est rendu au caucus libéral et a discuté de stratégie avec les hautes instances du parti, au cours des derniers jours.

Il appuie les décisions prises par le gouvernement même si certaines sont peu populaires. Le candidat du PLQ croit plutôt que les électeurs comprendront qu'il fallait donner un coup de barre en matière de finance publique.

«Pour avancer dans le futur, il faut assainir les finances (publiques). On récoltera les fruits de l'équilibre budgétaire. Il y a beaucoup de gens qui apprécient ce que fait le gouvernement même s'ils ne se promènent pas avec des pancartes dans la rue pour le faire savoir», a-t-il martelé.

En vertu de la loi, le gouvernement Couillard doit déclencher une «partielle» d'ici le 1er avril.

La tenue de l'élection doit coûter environ 600 000$ en fonds public. Et le candidat du gouvernement Couillard compte aussi rappeler cette dépense en temps difficile.

«A l'interne, même au PQ, on était déçu et certains étaient choqués, s'est avancé M. Théroux. Une élection partielle, c'est des coûts dans cette période que l'on traverse. Tous les coûts superflus, c'est toujours critiqué. Mme Zakaïb est partie vaquer à une occupation plus payante. Les gens ici avaient une députée dite de prestige mais le Parti québécois n'est plus au pouvoir et il faut que l'on retourne à la table des décideurs», a analysé le candidat libéral qui rappelle aussi que 52 pour cent des électeurs ont voté contre le PQ dans Richelieu il y a près d'un an.

L'ancien journaliste Sylvain Rochon sera le candidat du PQ alors que l'entrepreneur Jean-Bernard Émond portera les couleurs de la CAQ.

Au cours des dernières semaines, les deux formations d'opposition ont tenu leur caucus pré-sessionnel à Sorel-Tracy, question de mousser leur candidat respectif.

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