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La France et le Maroc rétablissent leur coopération judiciaire

31/01/2015 01:50 EST | Actualisé 02/04/2015 05:12 EDT

RABAT, Maroc - La France et le Maroc ont rétabli leur coopération judiciaire suspendue depuis un an, une mesure qui permettra une lutte contre le terrorisme plus efficace.

Le Maroc avait rompu les liens judiciaires avec la France en février 2014, après que la police française a tenté d'arrêter le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, en visite dans l'Hexagone. L'homme était accusé de torture, notamment par l'organisme Action des chrétiens pour l’abolition de la torture.

La suspension de la coopération avait gêné la coordination de dossiers judiciaires anodins de citoyens des deux pays et posait aussi problème pour les questions de contreterrorisme. La discorde avait également eu un impact sur les relations diplomatiques de ces alliés de longue date.

Or, dans la foulée des attaques terroristes de janvier de la rédaction de Charlie Hebdo et d'une épicerie cachère de Paris, la France était impatiente de restaurer les liens judiciaires, ont rapporté des médias marocains.

Les ministres de la Justice française et marocaine se sont rencontrés jeudi et vendredi. Après des mois de discussion, ils ont modifié l'accord de coopération pour satisfaire les deux parties.

L'accord permet une coopération plus efficace et profonde tout en respectant les institutions et lois de chaque pays, indique un communiqué conjoint des deux pays, qui n'élabore cependant pas sur les détails.

Les deux pays sont grandement inquiets par le grand nombre de citoyens qui partent en Syrie et en Irak joindre les rangs du groupe extrémiste État islamique.

En Europe, c'est de la France que proviennent la plupart des recrues, dont beaucoup sont d'origine nord-africaine.

Au Maroc, plus de 1000 citoyens sont partis combattre au Moyen-Orient.

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