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Toujours sans nouvelles des deux otages du groupe État islamique

30/01/2015 08:02 EST | Actualisé 01/04/2015 05:12 EDT

TOKYO - On était toujours sans nouvelles, vendredi matin, du journaliste japonais et du pilote jordanien retenus en otage par le groupe armé État islamique, près de 24 heures après la fin de l'échéancier imposé pour un éventuel échange de prisonniers.

Un porte-parole de l'armée jordanienne, Mamdouh al-Ameri, a dit par voie de communiqué que toutes les instances gouvernementales s'activent pour obtenir la libération du pilote Muath al-Kaseasbeh.

Les responsables japonais, de leur côté, n'avaient rien de neuf à annoncer quant au sort de Kenji Goto.

Les djihadistes réclament la libération de Sajida al-Rishawi, une Irakienne incarcérée en Jordanie et condamnée à mort pour sa participation à une attaque d'Al-Qaïda contre des hôtels d'Amman, qui avait fait 60 morts en 2005.

La Jordanie a indiqué jeudi être prête à libérer al-Rishawi, mais réclame tout d'abord une preuve que le lieutenant al-Kaseasbeh est toujours vivant. On ne sait pas avec certitude si al-Rishawi serait échangée pour les deux otages ou seulement pour le pilote.

La femme de M. Goto a révélé avoir échangé plusieurs courriels avec ses ravisseurs au cours des dernières heures, dont un qui semblait contenir leurs dernières demandes. Elle n'a pas fourni plus de détails.

La libération d'al-Rishawi irait directement à l'encontre de l'approche de la Jordanie — et de son principal allié, les États-Unis — de ne jamais négocier avec les extrémistes. L'échange créerait aussi un précédent de négociation avec les militants du groupe État islamique, qui n'ont jamais précédemment demandé la libération d'un prisonnier.

Le gouvernement jordanien est toutefois confronté à des pressions domestiques énormes pour rapatrier le pilote, puisque plusieurs Jordaniens sont en désaccord avec sa participation à la coalition américaine contre le groupe État islamique.

La Jordanie discuterait indirectement avec les djihadistes par l'intermédiaire de leaders religieux et tribaux.

Les djihadistes réclamaient tout d'abord une rançon de 200 millions $ US pour la libération de M. Goto et d'un autre otage japonais, Haruna Yakawa. Ce dernier aurait depuis été exécuté.

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