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Le président du Zimbabwe Robert Mugabe nouveau président de l'Union africaine

30/01/2015 07:34 EST | Actualisé 30/01/2015 07:35 EST
ASSOCIATED PRESS
Zimbabwe President Robert Mugabe attends a meeting with Chinese Premier Li Keqiang at the Great Hall of the People in Beijing, China, Tuesday, Aug. 26 2014. Mugabe, who has been criticized by Western nations for human rights violations, was welcomed Monday with a 21-gun salute at the Great Hall of the People in Beijing. (AP Photo/Diego Azubel, Pool)

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, plus ancien chef d'Etat africain en exercice, a été désigné vendredi à la présidence tournante de l'Union africaine (UA), a constaté un journaliste de l'AFP.

Robert Mugabe, autocrate de près de 91 ans, au pouvoir depuis l'indépendance de son pays en 1980, a échangé une poignée de main avec son prédécesseur, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz sous les applaudissements de leurs pairs.

"J'accepte humblement votre décision collective, pleinement conscient de la lourde responsabilité qu'elle implique", a-t-il déclaré, en prenant la présidence tournante de l'UA pour un an.

M. Mugabe, héros de la libération nationale au Zimbabwe et qui se pose en champion du panafricanisme, est régulièrement accusé de museler l'opposition par la violence et d'avoir ruiné son pays. Il multiplie depuis des années provocations et tirades incendiaires contre l'Occident et les "impérialistes".

Paria aux yeux des pays occidentaux, le chef de l'Etat zimbabwéen est l'objet depuis 2002 de sanctions européennes et américaines, incluant une interdiction de voyager.

L'an dernier, une invitation spéciale lui avait été délivrée pour lui permettre d'assister au sommet UE-Afrique organisé à Bruxelles. C'est lui qui avait alors décidé de boycotter la réunion.

La nomination de M. Mugabe à la tête de l'UA a suscité un certain embarras dans les rangs de l'organisation panafricaine.

Des diplomates ont évoqué un "hasard malheureux" et une règle impossible à contourner offrant, à tour de rôle, la présidence de l'UA à chaque grande région africaine: c'était le tour de l'Afrique australe et le Zimbabwe était seul pays en lice.

Des observateurs ont estimé que cette élection était un mauvais signal envoyé par l'organisation sur les valeurs de démocratie et de gouvernance qu'elle prétend défendre et risquait de nuire à son image.

Samedi matin, en ouverture du Sommet de l'UA, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les dirigeants africains à "ne pas s'accrocher au pouvoir". "Les dirigeants modernes ne peuvent se permettre d'ignorer les voeux et aspirations (des peuples) qu'ils représentent", a plaidé M. Ban.

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