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Rémunération en baisse pour la quasi-totalité des dirigeants de Transat A.T.

30/01/2015 01:46 EST | Actualisé 01/04/2015 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le recul des profits enregistré par Transat A.T. au cours de l'exercice 2014 a fait baisser les primes de quatre de ses cinq hauts dirigeants, qui ont également vu leur rémunération totale fléchir d'entre 14 et 23 pour cent.

C'est ce que révèle la circulaire de sollicitation récemment envoyée aux actionnaires de la société qui exploite le transporteur Air Transat en vue de l'assemblée annuelle prévue le 12 mars, à Montréal.

D'après le document, la rémunération totale du président et chef de la direction de Transat A.T. (TSX:TRX.B), Jean-Marc Eustache, a ainsi fléchi de 14,6 pour cent en 2014 pour s'établir à 2,57 millions $.

Son salaire de base a toutefois progressé de 8563 $ pour s'établir à 830 563 $.

Cette glissade de la rémunération totale s'explique principalement par les primes reçues dans le cadre du programme d'intéressement à court terme de la société. Dans le cas de M. Eustache, ce montant est passé de 909 000 $ en 2013 à 477 000 $ lors de l'exercice 2014.

«La performance de 2014 a été moins bonne que celle de 2013, a expliqué le vice-président aux affaires publiques de Transat A.T., Michel Lemay. La condition de déclenchement (du programme) est le rendement financier de l'organisation. Si on n'atteint pas un certain niveau de rentabilité, le régime ne paie pas.»

Au cours de l'exercice 2014, Transat A.T. a dégagé un résultat net attribuable aux actionnaires de 22,9 millions $ ou 59 cents par action, comparativement à 58 millions $ ou 1,51 $ par action en 2013. Ses revenus se sont chiffrés à 3,8 milliards $ par rapport à 3,6 milliards $ un an plus tôt.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, son bénéfice s'établit à 45,2 millions $ ou 1,16 $ par action, contre 62,6 millions $ ou 1,63 $ par action il y a un an.

Le chef de la direction financière de Transat, Denis Pétrin, se trouve dans la même situation que M. Eustache, puisque sa rémunération totale a reculé de 22,8 pour cent, à 850 167 $, par rapport à 1,1 million $ lors de l'exercice précédent.

C'est encore une fois la baisse de la somme obtenue en vertu du programme d'intéressement à court terme qui explique en grande partie le recul de la rémunération totale de ce dernier.

Le vice-président principal transport et gestion des revenus, Daniel Godbout, a empoché 763 555 $, soit 16,6 pour cent de moins que l'an dernier. La rémunération du vice-président développement des affaires, André De Montigny, s'est quant à elle chiffrée à près de 645 891 $ (en baisse de 14 pour cent).

Seul le président de Transat France, Patrice Caradec, a reçu une augmentation de salaire.

Sa rémunération totale a progressé de 23,5 pour cent pour s'établir à 771 773 $, entre autres grâce à une augmentation du montant reçu dans le cadre du programme d'intéressement à court terme.

«M. Caradec dirige une filiale opérante, a précisé M. Lemay. Sa prime est influencée par les résultats de la filiale qu'il gère. La performance a été meilleure en 2014 par rapport à 2013.»

Le patron de Transat A.T. a déjà fait savoir au cours des derniers mois qu'il profitera de l'assemblée annuelle des actionnaires pour dévoiler le plan stratégique 2015-2017 de l'entreprise.

M. Eustache dit ne pas craindre pour la rentabilité du voyagiste pour l'exercice 2015, et ce, même si la concurrence s'annonce féroce en raison des ambitions de Rouge, le transporteur à bas prix d'Air Canada (TSX:AC).

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