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Deuxième cas de grippe aviaire H7N9 en Colombie-Britannique

30/01/2015 04:59 EST | Actualisé 01/04/2015 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
This undated handout image provided by Science and the University of Tokyo shows infectious particles of the avian H7N9 virus emerging from a cell. Scientists who sparked an outcry by creating easier-to-spread versions of the bird flu want to try such experiments again using a worrisome new strain. Since it broke out in China in March, the H7N9 bird flu has infected more than 130 people and killed 43. Leading flu researchers say that genetically engineering this virus in the lab could help track whether it’s changing in the wild to become a bigger threat. They announced the pending plans Wednesday in letters to the journals Science and Nature. (AP Photo/Takeshi Noda/University of Tokyo, Science)

TORONTO - Un homme de la Colombie-Britannique rentré récemment d'un voyage en Chine avec sa femme est devenu cette semaine le deuxième cas confirmé au Canada de grippe aviaire H7N9.

Le diagnostic, tombé jeudi soir, n'est pas étonnant, car la conjointe de cet homme avait été diagnostiquée lundi du même virus. L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, présentait lui aussi des symptômes de grippe mais dans son cas, le diagnostic du virus H7N9 a pris plus de temps à être confirmé par l'Agence de la santé publique du Canada.

«Après que les tests ont révélé la présence du virus H7N9 chez la première personne, nous nous attendions à ce que son compagnon de voyage soit infecté par la même souche, ce qui a été confirmé jeudi», a indiqué la docteure Bonnie Henry, vice-agente de santé provinciale de la Colombie-Britannique.

Les deux quinquagénaires, qui vivent dans la vallée du bas Fraser, sont les premiers Nord-Américains à être infectés par ce virus H7N9 de la grippe aviaire. Selon l'Agence de la santé publique, ils ne présentaient aucun symptôme au cours de leurs déplacements en Asie, ils n'ont pas été hospitalisés et se remettent actuellement de la maladie.

Puisque les deux cas sont devenus symptomatiques à un jour d’intervalle, ils résultent probablement d’une exposition à une source commune, plutôt qu’à la transmission du virus d’une personne à l’autre, estime l'Agence de la santé publique du Canada. «Il n’y a pas de preuve d’une transmission interhumaine soutenue», a précisé le docteur Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique du Canada.

Par ailleurs, les personnes qui ont été en contact étroit avec ces deux personnes ont été identifiées et leur santé est suivie par les autorités provinciales de santé publique, indique-t-on. Les autorités estiment que si d'autres personnes avaient contracté le virus à leur contact, elles seraient déjà malades.

«Les responsables de la santé publique ont effectué un suivi des contacts, et la maladie ne s’est pas propagée», a indiqué la docteure Henry. «Compte tenu de l’évolution de la maladie, nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas d’autres cas qui y sont liés en Colombie-Britannique.»

Le risque pour les Canadiens de contracter la grippe H7N9 est très faible, rappelle l'Agence de la santé publique du Canada, car selon les données disponibles, le virus ne se transmet pas facilement de personne à personne.

Le virus H7N9 est une souche de la grippe aviaire observée chez des humains en Chine en 2013. Presque tous les cas signalés ont déclaré avoir été en contact avec des volailles vivantes, habituellement dans des marchés publics. La souche n'a pas été détectée dans des volailles d'élevage ou sauvages au Canada jusqu'ici, et il n'y a aucun risque de contracter le virus en mangeant de la volaille bien cuite. D'autre part, le Canada n'importe pas de Chine de la volaille crue ou ses produits.

Depuis l'apparition du virus en 2013, près de 500 cas ont été recensés chez l'humain, tous en Chine ou chez des gens qui avaient visité ce pays, mais aussi la Malaisie. Environ le tiers de ces personnes sont mortes.

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